L’identité vue par bourdieu et par goffman

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  • Publié le: 8 août 2011
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L’identité vue par Bourdieu et par Goffman

L’analyse du livre portera sur une comparaison entre les sociologues Pierre Bourdieu, intellectuel français qui fonda son analyse des sociétés modernes sur les concepts de champs et d’habitus, et Erving Goffman, célèbre sociologue américain appartenant à l’Ecole de Chicago et préférant l’observation participative aux méthodes quantitatives. L’étudeprésentée ci-après se focalisera sur la notion d’identité développée par ces deux auteurs.

L’essence du travail de Pierre Bourdieu repose sur la pensée de l’individu identifié par les capitaux qu’il possède, ainsi que par l’habitus dans lequel il évolue. Ervin Goffman, quant à lui, définit ce concept différemment et fonde l’identité sur l’interaction entre les individus.

L’étude du conceptd’identité reposera sur une analyse comparative des différentes théories exprimées.

1. Qu’est-ce que l’identité ?

a. Définition commune du Robert

L’identité est « le fait pour une personne d’être tel individu et de pouvoir être légalement reconnue pour tel sans nulle confusion grâce aux éléments qui l’individualisent ».[1]

b. Concept théorique en sciences sociales« La notion d'identité [...] permet de comprendre les sentiments d'appartenance, mais aussi de décalage ou d'exclusion. Couplée à la notion de socialisation, elle s'efforce de saisir les trajectoires sociales dans leur double dimension objective, dans leurs transformations successives et dans leur multi dimensionnalité. »

« Le concept recouvre ce champ des rapports humains où le sujets'efforce d'opérer une synthèse entre les forces internes et les forces externes de son action, entre ce qu'il est pour lui et ce qu'il est pour les autres. »[2]

2. L’identité : déterminée ou acquise ?

Pour Bourdieu, l’identité d’un individu est déterminée dès son enfance, de par son habitus primaire puis secondaire. Au contraire de Goffman qui pense l’identité comme étant acquise parnos interactions tout au long de notre vie.

2.1 La théorie de Bourdieu

L’habitus de Bourdieu définit notre identité dans la vie sociale, c’est un concept qui réfère à notre façon d’être, d’agir et de penser. L’habitus est le produit évolutif de notre parcours individuel, il diffère selon notre place dans la société et nos capitaux.

a) L’habitus primaire et secondaireL’habitus primaire consiste en toutes les règles et les codes sociaux imprégnés en nous depuis l’enfance par le biais de notre éducation familiale et scolaire. L’habitus secondaire regroupe les apprentissages qui ponctuent notre vie, surtout en environnement professionnel.

b) Les capitaux

Les capitaux sont des propriétés « objectivées » qu’on retrouve sous forme de biensmatériels, de liens sociaux ou de prestiges qui seront bénéfiques pour l’individu. Bourdieu classe ces capitaux en quatre catégories :

- le capital économique regroupe l’ensemble des biens économiques.

- le capital culturel (ou scolaire) dérivé en trois formes :
a) à l’état incorporé (notre tenue en public, acquise dans un cadre familial)
b) àl’état objectivé
c) à l’état institutionnalisé

- le capital social définit nos relations avec autrui, notre appartenance à des groupes. Toutefois, la valeur relative des relations est toute aussi importante que le volume des relations.

- le capital symbolique représente « n’importe quelle espèce de capital (économique, culturel ou social) perçue selon descatégories de perception ». C’est l’image que l’on projette et qui définit la perception d’autrui.

2.2 La théorie de Goffman

Goffman définit différemment le concept d’identité. Sa vision est diamétralement opposée à celle de Bourdieu en ce qu’il base son objet d’études sur les interactions. Selon Goffman, l’interaction est un processus de socialisation, le produit d’un échange...
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