L'équilibre des pouvoir sous la vème république

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Dissertation de sciences politiques qui montre que sous la Vème République, pour instaurer un état stable, est mis en place un équilibre des pouvoirs passant par une rationalisation du régime parlementaire.
Ecrit en 2008; 2080 mots; 0 sources; 5,95 €
Résumé:
La naissance de la Vème République se fait dans un contexte politique de crise. Le 1er juin 1958, De Gaulle arrive à l'Assembléenationale pour présenter son programme et demander son vote de confiance et d'investiture qu'il obtient.
Dès lors tout va aller très vite : l'idée d'une nouvelle Constitution est soumise. De Gaulle et Debré dénoncent une défaillance des institutions précédentes accompagnées de mauvaises coutumes politiques. Leur souhait est de donner à la France un régime parlementaire.
Les volontés de ces deuxpoliticiens se sont transcrites dans la Constitution de 1958.
Cette nouvelle Constitution est promulguée le 4 octobre 1958. Elle met en place des nouvelles institutions et en consacre des anciennes. Le but est de savoir pourquoi une mutation des institutions a été impossible à éviter.
En effet, pourquoi un tel changement a du être opérer après 12 ans sous la IVème République ?
Qu'est-ce qui a motivéles réformes de la Vème République ?

I. L'équilibre des pouvoirs
A) La volonté d'éviter une dictature
B) Un renforcement de la séparation des pouvoirs

II. La rationalisation du régime parlementaire
A) Une volonté de rompre avec les tares des républiques précédentes
B) L'obligation de la rationalisation du Parlement
Extrait du document:
Dans un contexte historique mouvementé, lespolitiques veulent à tout prix éviter une dictature qu'elle soit parlementaire ou résultant d'une seule personne. La peur d'un retour en arrière ou d'une copie des états voisins est ancrée dans toutes les têtes.
Une dictature peut plaire car elle apporte plusieurs avantages. Associée une rigueur de l'ordre, un décor éclatant et la propagande, la dictature fait naitre un semblant de sécurité
Le régimed'assemblée serait donc impraticable et dangereux car il donne trop de pouvoir au Parlement. Ceci entrainant une supériorité du pouvoir législatif. C'est donc une peur d'un régime dictatoriale sous l'image du monopole du parlement. Un monopole d'une assemblée n'ayant aucunes restrictions, aucunes limites dans le domaine de la loi entraine forcément à une dérive et rend inaccessible l'assemblée quigouverne.

 L’évolution des institutions : vers une VIe République ?

La France contemporaine a connu un grand nombre de régimes politiques et de Constitutions différentes.
Certaines d’entre-elles n’ont eu qu’une existence théorique (ex : Constitution de 1793), d’autres une existence très brève (Constitution de 1848, abrogée dès 1852, ou celle de 1946, remplacée par la Constitution actuelleaprès seulement douze années).
D’autres textes, au contraire, se singularisent par leur durée. Les lois constitutionnelles de 1875 ont ainsi été en vigueur jusqu’en 1940. Il est vrai qu’elles ont été largement modifiées par la pratique sans qu’aucune révision constitutionnelle n’intervienne, ce qui explique leur longévité.
La Constitution de 1958 se distingue également par sa durée. Mais, à ladifférence des lois constitutionnelles de 1875, elle a fait l’objet d’un nombre important de révisions, puisqu’elle a été modifiée à 15 reprises. Le rythme des révisions s’est d’ailleurs considérablement accéléré. De cinq révisions entre 1958 et 1992 (soit 35 années), on est ainsi passé à dix révisions entre 1992 et 2000 (soit 9 années). Certains y voient le signe d’un affaiblissement du texteconstitutionnel, d’autres considèrent, au contraire, que cette instabilité est une contrepartie inévitable de la durée.
Quoi qu’il en soit, ces modifications répétées du texte constitutionnel nourrissent le débat sur le changement de Constitution. Les uns plaident pour un aménagement limité. D’autres, au contraire, souhaitent une modification plus radicale du cadre institutionnel, passant par...