L'étranger

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  • Publié le : 30 mars 2009
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Albert Camus vu le jour en Algérie, en 1913. Il a passé son enfance et son adolescence dans la pauvreté et l’éclat du soleil méditerranéen. En 1957, Camus obtient le prix Nobel grâce à  L’étranger  qui fut publié en 1942. Dans ce roman, nous retrouvons la philosophie de Camus. Meursault, le personnage principal, est indifférent à la société où il vie et son indifférence le mène à sa perte. Ainsinous aborderons son indifférence à l’égard des actions qu’il fait et des décès survenus autour de lui pour ensuite relater les conséquences de cette indifférence.

Tout d’abord, il est possible d’affirmer que Meursault est condamné pour ses valeurs différentes à celles de la société. En fait, il est indifférent par les actions qu’il commet. Cela infère implicitement qu’il est insensible àses gestes. Alors, que l’action soit bonne ou mauvaise, il demeure tout de même indifférent. Ne sachant pas différencier le bien du mal, Meursault représente un risque pour la société. Lorsque Meursault compose une lettre pour Raymond : « Comme je ne disais rien, il m’a demandé si cela m’ennuierait de le faire tout de suite et j’ai répondu que non » (p. 54). Cette circonstance illustre totalementson indifférence à l’égard de ce que Raymond lui demande. Parce qu’en fait, il lui impose d’écrire une lettre dans le but de faire revenir une de ses femmes de rues pour qu’il puisse avoir une relation, ensuite la battre et de lui cracher dessus. Ce geste n’amène aucune satisfaction pour Meursault et il sait que c’est uniquement pour faire du mal à cette fille. Il n’a aucune prise de conscience àcet instant et ne fait qu’acquiescer à la requête de Raymond. Non seulement, il ne se rend pas compte de ses actions, mais encore moins des conséquences qui le succéderont. Donc, Meursault ne se souci point du sort qui l’attend. Il ne pense jamais à son futur, n’a aucune réelle ambition dans sa vie. C’est quelqu’un qui ne sait pas ou il s’en va. Vie le moment présent et savoure la vie parl’intermédiaire de ses sens. C’est une âme perdue, solitaire qui n’a aucune raison de vivre. Par conséquent, lorsque Marie le demande en mariage, il est indifférent au fait de se marier ou non. L’engagement, bien que valorisé par la société, ne fait pas parti des valeurs de Meursault, car tout acte est, pour lui, naturellement inutile puisque la mort est inévitable pour tous. Il est incapable de faire unchoix déterminant dans sa vie : « J’ai dit que cela m’était égal et que nous pourrions le faire si elle le voulait » (p. 69). La narration à la première personne du singulier amène une autre dimension au lecteur. Il imagine et perçoit l’histoire selon la personne qui le raconte. Alors, le lecteur peut éprouver les émotions liées à Meursault, telle que son indifférence à épouser Marie. De plus, lechamp lexical de l’indifférence exprimé par les expressions « cela m’était égal » et « si elle le voulait »  en addition avec l’utilisation du conditionnel souligne le peu de considération que Meursault accorde au sacrement du mariage. Meursault est donc insoucieux de ce qu’il fait et de ce qui en résulte, alors cela le mène à sa perte.

Meursault, n’ayant jamais montré un signe de regret ou dechagrin à l’égard des décès dans son entourage, est condamné à sa perte. Meursault n’éprouve aucune peine envers la perte de sa mère. Il se fait offrir du café en présence de la dépouille de sa mère :  

Comme j’aime beaucoup le café au lait, j’ai accepté et il est revenu un moment après avec un plateau. J’ai bu. J’ai eu alors envie de fumer. Mais j’ai hésité parce que je ne savais pas si jepouvais le faire devant maman. J’ai réfléchi, cela n’avais aucune importance. (p.17)

Meursault ne témoigne d’aucun chagrin devant le corps frigide de sa mère et ne pense qu’à tuer le temps. Il n’a aucune émotion pour une personne qui a vécu tout le long de sa vie avec lui, mis à part ses trois dernières années. Une mère, cela est plus qu’une simple personne, et pourtant, il ne témoigne aucune...