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  • Publié le : 25 novembre 2010
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La France à la belle époque (1900-1914)

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« Belle Epoque », est une expression apparue dans l’entre deux guerres alors que la France pleure ses morts, connaît de l’inflation et des difficultés économiques.

Elle pose alors un regard nostalgique sur les années d’avant guerre, précédant le massacre de masse alors que les français croyaient au progrès, avaient l’impression de vivre dans unpays privilégié, doté d’un certain art de vivre dans un contexte de paix, et de stabilité politique et économique.

Ce mythe gomme bien entendu les difficultés rencontrées par la France au début du XX siècle :

• Rude condition ouvrière et paysanne

• Chute de la natalité

• Mentalités et structures économiques traditionnelles

Toutefois pour la France ces années sontsynonymes :

• D’un triomphe des valeurs républicaines dans une Europe en grande partie monarchiste

• D’une puissance ouverte au monde et à la modernité en témoigne l’exposition universelle de 1900 à Paris.

• De Paris s’imposant comme la capitale artistique de l’Europe

Quel est le vrai visage de la France à la belle époque ?

Ccl :

La belle époque est bien pour la France lapériode de la modernisation, de l’unité nationale, de l’équilibre politique et de la puissance mondiale.

I. La France, entre pesanteur rurale et colonialisme

A. La situation territoriale et démographique

Démographie

La France, amputée des départements d'Alsace-Lorraine, compte 39,6 millions d'habitants en 1911, ce qui la place loin derrière les 68 millions d'Allemands et 51 millionsd’Austro-Hongrois.

Elle est marquée par le malthusianisme : son taux de natalité est le plus bas d'Europe (19 %0 contre 30 %0 en moyenne) et son taux de mortalité ne diminue que lentement (18 %0). Les travaux de Pasteur sur la vaccination et les progrès de l’hygiène font reculer la mortalité mais l’alcoolisme et la tuberculose font toujours des ravages. (mortalité infantile de 380%0 dans les couréesouvrières Lilloises)

La pyramide des âges met en évidence un début de vieillissement de la population.

Pour pallier le manque de main-d'œuvre, on recourt à l'immigration. (Belges, Italiens, Espagnols) Ces immigrés provenant de pays catholiques connaissent une rapide assimilation même si des heurts xénophobes et des tensions ont existé.

Territoire

Au milieu du XIX siècle, la France estun espace difficile à maîtriser. (en 1832, le futur baron Haussman en visite dans le Lot et Garonne doit user d’une boussole faute de routes)

L’isolement de certaines régions est accentué par la langue, le français n’est pas parlé partout. (rapports d’enseignants entre Saint-Omer et Boulogne)

Le rail transforme le territoire national qui compter 1750 km de rail en 1870 et 59000 km en 1913,soit la densité la plus élevée d’Europe.

Les progrès sont aussi sensibles concernant les voies navigables.

B. La France des paysans

1. Quel est le poids de la paysannerie ?

Les Français de la Belle Époque sont encore majoritairement des ruraux: la population urbaine a triplé en un siècle, mais plus d’un français sur deux vit encore à la campagne. 40 % travaille encore dansl'agriculture, secteur protégé de la concurrence étrangère depuis l'établissement du tarif Méline en 1892.

Par leur nombre, les paysans sont la grande force politique et sociale de la France.
Première activité économique, l'agriculture emploie 7,5 millions de Français sur 21 millions d'actifs, sans compter les épouses des exploitants, qui contribuent au travail agricole.

Cependant, l'exode rural sepoursuit. À côté des migrations temporaires liées à la recherche d'un travail saisonnier, d'autres migrations vers les villes sont définitives.
Les régions de montagne commencent à perdre leurs habitants. Des jeunes filles préfèrent s'installer comme domestiques à la ville. Les ouvriers agricoles désertent les campagnes, attirés par les salaires de l'usine ou chassés par la pauvreté des terres...
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