L'abîme, résumé.

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  • Publié le : 19 juin 2009
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LELIEVRE Maxime

L'AB�ME (1939-1945)

Jean-Baptiste Duroselle est n� pendant la premi�re guerre mondiale. En 1938, � la veille de la seconde guerre mondiale il est admis � l'�cole normale sup�rieur d'Ulm. Il fut profond�ment marqu� par ces deux conflits mondiaux. Son pays sorti de la premi�re avec les statuts de ��vainqueur�� et de ��premi�re puissance militaire en Europe��, lors de laseconde se retrouve battu, divis�, meurtri�: au bord de l'Ab�me.
Il ne fait gu�re de doute que son attirance pour les relations internationales puisait ses origines dans sa propre vie. Ici il traite un sujet difficile, soumis aux passions mais il souligne qu'un historien doit veiller � �viter ��de toutes ses forces��1 de se laisser emporter par ses sentiments.
L'histoire des relationsinternationales en tant que discipline historique lui doit beaucoup. Donnant � expliquer l'histoire, surtout dans un XXe si�cle en mal d'identit� et de recomposition, il est celui qui introduit dans la m�thode historique le poids des forces profondes et le r�le des hommes.
Les livres sur le sujet sont nombreux. Celui-ci est particuli�rement int�ressant pour trois raisons2�: il aborde une perspectivenouvelle, celle de la France et des fran�ais face au reste du monde et des forces composants les relations internationales ; les milieux �tudi�s�se composent de ��groupes r�els�� (dans un pr�c�dent ouvrage, Tout empire p�rira il d�veloppe sa th�orie des petits groupes)��; enfin, ses sources�: il a acc�s � ��une masses consid�rables d'archives qui venait d'�tre ouverte au public�� compos� de quatreensemble�: ��papiers 1940��, ��Vichy��, ��Comit� national fran�ais de Londres��, ��Alger��.
Le souci d'offrir au lecteur par ce r�sum� une base de travail pratique sur l'ouvrage �tudi�, impose de suivre d�coupage de l'auteur.
Tout d'abord, les derniers mois d'une grande puissance (3 septembre 1939 - 25 juin 1940)�; puis collaborer ou r�sister��et enfin victoire et l�gitimit�.
Premi�re partie�:les derniers mois d'une grande puissance
(3 septembre 1939 - 25 juin 1940)

En septembre 1939 les fran�ais sont tristes ��d'y retourner��. Ils sont encore marqu�s par la grande guerre mais on note une nette ��volont� d'en finir��. Les Allemands quand � eux font preuve d'une ��loyaut� � contrecoeur��1.
L'arm�e fran�aise fait donc face � l'Allemagne. On peut se demander pourquoin'attaque-t-elle pas�? Bien qu'imposante et relativement bien pourvue d'armement, le r�armement fut lanc� tardivement et elle doit composer avec les stocks de 1914. Il faut donc attendre avant de pouvoir lancer une action massive. De plus c'est une arm�e lente et d�fensive de culture comme d'organisation. Les fran�ais se placent donc dans une logique de recherche d'alliances pour se donner le temps dur�armement�: on esp�re ainsi tenir jusqu'au printemps 1941.
La France se trouve donc dans l'incapacit� de secourir la Pologne tant structurellement que par le raisonnement de son commandement et esp�re que l'Orient tienne et ainsi, lui laisse du temps.
On observe que l'alliance franco-britannique se met relativement bien en place. La premi�re source de probl�mes est la demande fran�aise d'une aidea�rienne plus importante. Pour la France, ��si bataille de l'ouest perdu, la guerre sera perdu�� tandis que selon les britanniques�: �� si on envoit nos avions en France on ne pourra plus prot�ger nos capacit�s de productions��. Cela sous-tend l'id�e selon laquelle la d�faite de la France n'est pas forc�ment synonyme de D�faite2.
Malgr� l'espoir fran�ais, les Etats-Unis, � l'apog�e de l'isolationnismen'envisage pas d'intervenir et l'on ne peut pas en attendre beaucoup.
Le cas de L'URSS�est int�ressant�: vu comme un ��neutre malveillant�� par l'opinion publique fran�aise, la France repr�sent�e � Moscou par un ��remarquable�charg� d'affaires�� Jean Paillart, suit ses conseils et reste prudente. Selon lui l'URSS peut changer de camp. Elle joue une carte nationaliste dans le conflit. Son...