L'action des pouvoirs publics marocains pour la protection des droits de l'homme

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2039 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
L’action des pouvoirs publics marocains pour la protection des droits de l’homme







Introduction :
Les droits de l'homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soitle droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité ou la religion.
Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée au XIXe siècle, XXe siècle et XXIe siècle par d’autres doctrines, l’homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits « inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés », et donc opposables en toutes circonstances àla société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l’homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la « vocation historique » d’une caste, d’une race, d’un peuple, d’une croyance, d’une classe ou d’un quelconque groupe social ou individu ; incompatible tout autant avec l’idée que la construction d’unesociété meilleure justifie l’élimination ou l’oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.
Les droits de l'homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est mêmecontre l'État. L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques.
La question qui se pose est de savoir quelle est l’action des pouvoirs publics marocains pour la protection des droits de l’homme ?
Nous allons aborder dans le cadre d’une première partie les droits de l’homme au Maroc et dans le cadre d’une secondepartie la protection des droits de l’homme.
I- Les droits de l’homme au Maroc :
Le Maroc a fait des progrès considérables depuis la fin des « années de plomb ». Néanmoins, des plaintes sont encore proférées contre les abus de pouvoir.
A- La persécution politique :
La répression politique contre les dissidents a très nettement chuté depuis le milieu des années 1990. Les décennies quiprécédèrent, quelquefois appelée « Les années de plomb », virent des disparitions, assassinats d'opposants politiques au gouvernement, et des internements au secret dans des camps comme Tazmamart. Afin d'examiner les abus commis durant le règne d'Hassan II, le gouvernement a mis en place une Instance équité et réconciliation dont l'objectif est de réhabiliter les victimes et de donner des compensationsfinancières pour les violations de leurs droits.
B- La peine de mort :

Entre 1956 et 1993, 198 personnes furent condamnées à mort, avec une interruption de 11 ans entre janvier 1982 et août 1993. L'Instance équité et réconciliation a évalué à 528 le nombre de personnes qui furent exécutées légalement ou non durant le règne d'Hassan II et depuis 1993 aucune peine de mort n'a été exécuté bienque nombre des condamnés ont reçu des peine de mort durant cette période.
Parler de ce problème a été tabou pendant des décennies. Néanmoins, de multiples organisations ont tenté d'engager le débat sur la question de la peine de mort : organisations pour les droits de l'homme, organisations non gouvernementales et partis de gauche menés par le Front des forces démocratiques. Des blogs et sitesWeb furent également créés à l'initiative de la société civile. La principale entité civile dans le domaine, récemment créée en 2003, est la Coalition nationale pour l’abolition de la peine de mort au Maroc (CNAPM) qui représente sept associations ayant pour slogan commun Ensemble pour l’abolition de la peine de mort est à la tête du combat.
Au niveau politique, la situation est paradoxale. Le...
tracking img