L'action francaise

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  • Publié le : 3 mai 2011
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INTRO

Au sens le plus étroit Action française : Journal.
Mouvement aussi né avant le journal et qui n'a pas disparu après 1944, qui a exercé une influence capitale sur les intellectuels français et le nationalisme durant un demi-siècle. A ne pas confondre avec la doctrine maurassienne ou le journal. Influence telle que sans être réellement un parti politique elle les a obligé à se définir parrapport à elle et a participé à leur histoire (notamment pour la démocratie chrétienne)
Goût de ses membres pour l'action directe, caractère anti-républicain mais par l'élaboration d'un projet global de société, par sa volonté de réflexion intellectuelle, c'est aussi une école de pensée et l'embryon d'un parti nationaliste.
Nationalisme centré sur l'exaltation de l'idée de nation qui emprunteles éléments qui compose sa doctrine aux autres familles politiques : Ordre → bonapartisme, décentralisation → Droite contre-révolutionnaire, défense des intérêts économique → orléanisme
Nous nous demanderons quelles ont été les idées influentes de l'Action française et quels ont été ses conséquences politiques mais aussi historiques.
Dans uen première partie nous étudierons la doctrinemaurassienne, puis nous verrons comment jusqu'à la fin de la première guerre mondiale l'Action française s'épanouit dans la vie politique du pays, et enfin son déclin mais aussi son héritage.

1/ La doctrine maurassienne
a) Maurras

Charles Maurras est né le 20 avril 1868 à Martigues : il est élevé au milieu des blancs du midi, catholiques et monarchistes. A 14 ans il est frappé par une surditéprécoce presque totale qui lui fait perdre la foi qu'il ne retrouvera qu'au seuil de la mort. Il commence sa carrière de journalisme à la Réforme sociale. Maurras dans les années 1890 n'est pas très éloigné des idées de Barrès (figure de proue du nationalisme), son nationalisme, son régionalisme, son refus des valeurs démocratiques, son strict déterminisme de l'espèce. Il rêve de la restauration d'unemonarchie médiévale et paternaliste, couronnant une fédération de provinces. Admire la monarchie en tant que pouvoir fort, comme celle de Louis XIV par exemple sans abandonner ses idées de décentralisation. L'affaire Dreyfus ne fait que fortifier ses convictions : il se lance avec passion dans la bataille, faisant l'éloge du « faux patriotique » forgé par le colonel Henry et s'acharne à démontrerla culpabilité de Dreyfus. Il séduit grâce à ses vues les rédacteurs de l'action française et se pose en chef incontesté de l'école, qui allait régénérer mais aussi altérer la pensée traditionaliste en France.

b) doctrine

La décadence de la France a commencé avec la Révolution et les fausses certitudes sur lesquelles elle se base, comme la bonté naturelle de l'homme.
Originalité de lapensée maurassienne : synthèse de courants de pensée très différents :
*le nationalisme : Une certaine idée de la franque, fruit de la civilisation gréco-romaine construite par les capétiens. Nationalisme de repli qui veut défendre la spécificité du peuple français contre les idées cosmopolites ou les apports migratoires : Xénophobie, antisémitisme → préserver le pays de toute influence étrangère.*traditionalisme : Revendique tout l'héritage de la pensée contre-révolutionnaire du XIXème siècle. S'efforce de montrer la compatibilité entre le nationalisme et ses idées régionaliste, anti-individualiste.
*positivisme : Disciple de Comte. Se veut « scientifique ». La raison veut que si on est patriote on est monarchiste, puisque le nationalisme en s'opposant à la république ne laisse pasd'autre choix. Dans Trois idées politiques définit sa méthode (« l'empirisme organisateur ») comme un système consistant à déduire de l'expérience historique les lois de physique sociale de la société politique.
Pour lui l'Église est un modèle d'ordre et de hiérarchie, mais est gêné par l'évangile (idée de conscience, de confiance en l'homme qui le dérange : le rapport direct de l'homme à Dieu est...
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