L'actions des pouvoirs publics

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  • Publié le : 2 juin 2010
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Dans quelle mesure l’intervention économique et sociale publique est-elle justifiée ?



I – Les justifications de l’intervention publique



L’Etat intervient pour réguler l’économie et pour assurer certaines formes de solidarité. Il a également vocation à prendre en main ce que le marché n’est pas capable d’accomplir seul.



A – La régulation économique



La régulationéconomique consiste à influencer dans le court et moyen terme les grandeurs économiques les plus significatives : P.I.B, emploi, inflation, commerce extérieur en particulier. On parle aussi de politique économique conjoncturelle. Pour ce faire, les pouvoirs publics disposent de deux instruments essentiels : la politique budgétaire et la politique monétaire.



La politique budgétaire peut-êtredéfinie comme un ensemble de choix relatifs aux recettes et aux dépenses publiques afin d’atteindre des objectifs macro-économiques. Schématiquement, deux catégories de politiques sont à opposer : les politiques de relance et les politiques de rigueur (dites aussi de stabilisation, de refroidissement …).

Les politiques de relance visent à élever le taux de croissance de l’économie. Cet objectifpeut être poursuivi pour rendre le pays plus prospère de sorte à ce que sa population bénéficie d’un meilleur niveau de vie. Il peut également s’avérer être un moyen de favoriser l’emploi puisque l’élévation de la production intérieure s’accompagne souvent d’un accroissement des besoins en facteurs de production dont le travail fait partie (à côté du capital).

La mise en évidence initiale del’intérêt de ce type de politique est à mettre au compte de l’économiste anglais JM. Keynes (1883-1946). Ses préconisations en la matière ont consisté en une augmentation des dépenses publiques afin de prendre le relais et de stimuler une demande intérieure atone (préconisations formulées durant la grande dépression des années 30).

Le multiplicateur keynésien ou multiplicateur de dépenses est lemécanisme par lequel une dépense publique supplémentaire (par exemple : des travaux publics) va susciter une production pour laquelle les producteurs seront retribués et dès lors en mesure d’adresser à leur tour une demande à d’autres agents économiques qui feront de même et ainsi de suite. En théorie, ce mécanisme peut se poursuivre tant que le montant de la dépense publique n’a pas été intégralementépargné par les agents économiques. Le multiplicateur est égal à 1/(1-c) en économie fermée (cf. document 1), rapport dans lequel c équivaut à la propension marginale à consommer.

Les politiques de relance se justifient d’autant plus que l’économie connaît une récession. En revanche, en période de croissance soutenue, le choix peut se porter sur une politique de rigueur.

Les politiques derigueur visent à lutter contre les effets d’une demande jugée excessive en la tempérant. On prendra l’exemple de l’inflation. En période de croissance, l’offre de facteurs de production d’une part et l’offre de produit d’autre part peuvent s’avérer insuffisante pour répondre à une demande croissante. Par conséquent, les conditions du marché vont avoir tendance à accélérer la hausse des prix. Pouréviter que l’inflation ne devienne trop forte, la politique budgétaire peut chercher à freiner la demande à l’origine de la hausse des prix. Il sera envisagé de diminuer les dépenses de l’Etat (composante et déterminant de la demande) et d’augmenter les taux d’imposition afin de retirer du pouvoir d’achat aux ménages.



Le deuxième instrument essentiel évoqué est la politique monétaire. D’unemanière générale, elle consiste à influencer la masse monétaire c’est-à-dire la quantité de monnaie en circulation. En raison de la relation existant entre la masse monétaire et le niveau général des prix (relation exprimée par la théorie quantitative de la monnaie et résumée par l’égalité P.Q=M.V) , la politique monétaire influence aussi ce dernier. C’est même l’objectif prioritaire...
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