L'affaire calas

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  • Publié le : 31 décembre 2011
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L'affaire CALAS

I) Qui était Jean CALAS ?

Calas est né en 1668 et habitait à Toulouse. Il est né dans une famille protestante dans le sud de la France mais est pourtant baptisé catholiquement quatre jours après sa naissance. En 1722, il s'installe à Toulouse comme modeste commerçant de linge. En 1731, il épouse une jeune femme nommée Anne-Rose Cabibel, et ils eurent six enfants : MarcAntoine, Pierre, Louis, Donat, Anne et Anne-rose.
Le 18 mai 1759, Marc Antoine Calas est reçu bachelier en droit. Mais les autorités ecclésiastiques lui refusent le certificat nécessaire à sa soutenance. Il se décide de continuer à mal vivre chez ses parents. Le 13 octobre 1761, il est retrouvé pendu.

II) Les faits

Le 13 octobre 1761, son fils aîné Marc Antoine est retrouvé pendu dans laboutique de son père. Le suicide étant extrêmement mal vu à l'époque et les suicidés subissaient des obsèques honteuses, son père décide de le maquiller en meurtre. Jean Calas n'indique pas tout de suite aux autorités les circonstances de la mort de son fils et prétend l'avoir trouvé étranglé.
Le capitoul (magistrat de la ville de Toulouse), David de BEAUDRIGUE, s'empare de l'affaire et interroge levoisinage.
Le procès s'ouvre, les voisins affirment que Marc Antoine voulait se convertir au catholicisme mais que son père s'y opposait. Sous la torture, Jean Callas, avoue puis se rétracte ensuite.
Les accusés avouent avoir trouvé Marc Antoine pendu puis d'avoir maquillé le suicide en meurtre et d'avoir menti aux enquêteurs.
Le 24 janvier 1761, l'intendant du Languedoc reçoit une lettre dusubdélégué de Toulouse, où il lui fait part de la mauvaise volonté de Jean Calas à subvenir aux besoins de son fils Louis, ne vivant plus sous le toit familial et s'étant converti au catholicisme en 1756. Au vu de ces éléments, le clergé toulousain et la populace réclament un châtiment exemplaire pour cette famille accusée d'un crime atroce : avoir assassiné leur fils qui voulait se convertir aucatholicisme. Il réclament le châtiment infligé aux hérétiques.
Personne ne mène d'enquête afin de savoir si Marc Antoine avait vraiment l'intention de se convertir. Il est déclaré martyr (personne capable d'aller jusqu'à la mort pour sa foi) dans la pure tradition catholique, son cercueil escorté par 40 prêtres et au milieu d'une foule immense.
Le 18 novembre 1761, les capitouls affirment queJean, Anne-rose, Pierre Calas, Jeanne Viguière la servante, et Gaubert Lavaisse (invité le soir du drame) sont coupables. On décide de soumettre à la torture Jean Calas, sa femme et son fils Pierre, et d'infliger la question (la torture) à Gaubert Lavaisse et à Jeanne Viguière. Ils font appel devant le parquet de Toulouse.
Le parlement de Toulouse le condamne à mort le 9 mars 1762 (par 8 voix sur13).
Le 10 mars, Jean Calas meurt roué, place Saint-Georges, en proclamant son innocence. Son corps est brûlé sur un bûcher et les cendres sont jetées au vent.
Le 18 mars 1762, Pierre est banni, sa mère, Jeanne Viguière et Lavaisse sont acquittés ( déclarés non coupables) , les deux filles Calas enfermées dans des couvents. Les biens de la famille sont confisqués.

III) L'intervention deVoltaire :

Pierre, un des fils de Jean Calas, exilé se rend à Genève (alors ville calviniste) où il rencontre Voltaire, qu'un marchand marseillais avait prévenu de l'affaire. Le philosophe croit d'abord en la culpabilité de Jean Calas et écrit même une lettre enflammé à propos de cette affaire de meurtre. Cependant il doute de la responsabilité de cet homme tel que le montre cette lettre : «J'en suistout hors de moi : je m'y intéresse comme homme, un peu même comme philosophe. Je veux savoir de quel côté est l'horreur du fanatisme. Oserais-je supplier votre Éminence de vouloir bien me dire ce que je dois penser de l'aventure affreuse de ce Calas, roué à Toulouse pour avoir pendu son fils ? Cette aventure me tient au cœur ; elle m'attriste dans mes plaisirs, elle les corrompt.» (Lettre au...
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