L'affaire christian clavier et jean sarkozy

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  • Publié le : 27 avril 2011
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L’affaire Christian Clavier et Jean Sarkozy

A. L’affaire Christian Clavier :

Le point : En l'absence de toute revendication, les enquêteurs privilégient plutôt l'hypothèse d'un simple courrier malveillant relevant pénalement de l'incrimination de "menaces sous conditions de destruction d'une habitation". "En l'état, et après un examen minutieux d'une lettre, certes plus menaçante quequelques autres déjà reçues par Christian Clavier, les termes employés ne correspondent en rien aux habituels communiqués des organisations clandestines", a déclaré le procureur d'Ajaccio.L'acteur, qui avait confirmé une occupation "pacifique" de sa villa lors de son audition, n'avait pas porté plainte pour cet incident, contrairement à ce qu'avait affirmé le directeur général de la Directiongénérale de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard . En revanche, le procureur de la République d'Ajaccio avait ouvert une enquête pour violation de domicile et séquestration

Le figaro : Une mutation pleinement soutenue par Nicolas Sarkozy, a précisé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, selon lui, le chef de l'Etat aurait expliqué : «Lorsqu'on est préfet on assume ses responsabilités».Avant d'ajouter, pour couper court à la polémique : «que le fait d'être président de l'Assemblée de Corse ou ami du président de la République ne devait pas entraîner le fait d'avoir moins de droits que les autres citoyens». Dominique Rossi, le coordinateur des forces de sécurité de l'île a été démis de ses fonctions et a été remplacé par Gilles Leclair, numéro deux de la direction centrale de lapolice judiciaire. Pour le ministère de l'Intérieur, Dominique Rossi n'a pas su empêcher l'occupation de la villa de Christian Clavier alors même qu'il avait été informé de l'intention des nationalistes dès le vendredi soir, la veille de l'incident.François Bayrou a dénoncé «le fait du prince» : «Parce que monsieur Christian Clavier, qui est un ami de vacances du président de la République, a euaffaire à des manifestants chez lui on met à la porte le coordinateur de l'ensemble de la sécurité publique en Corse». Le député PS Jean-Louis Bianco estime que l'affaire montre qu'un «clan a mis main basse sur la France». Interrogée sur l'éventuelle intervention de Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie a simplement répondu : «arrêtez de faire du cinéma».

Résumé :
Le 30 août 2008, une dizained’indépendantistes corses investissent le jardin de la villa de Christian Clavier, célèbre acteur et ami de Nicolas Sarkozy. Ils occupent le terrain pendant une heure pour protester contre la « spoliation foncière » (l’aménagement du territoire corse favorisant des non corses), sans aucune violence selon les deux journalistes présents.
Dominique Rossi, coordinateur des forces de police de Corse, faceà la non urgence de la situation a décidé de n'envoyer personne sur les lieux. Erreur fatale ! A Paris, on estime que les indépendantistes ont « bousculé le gardien, vidé la cave et jeté un coq mort dans la piscine avant de se prendre en photo » (L’Express). Dominique Rossi aurait été informé par des fonctionnaires de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) d’un possible coup deforce de la part des nationalistes.
En toute logique, l’affaire aurait dû se terminer en plainte pour « violation de domicile » mais Nicolas Sarkozy a estimé que les biens de l’acteur auraient dû être mieux protégés. Il aurait alors demandé au Ministère l’Intérieur que des têtes tombent. La ministre l’époque, Michelle Alliot-Marie démit Christophe Rossi de ses fonctions sans attendre. L’importanced’une telle décision pour un fait presque anodin déclencha de nombreuses critiques, même de la part des indépendantistes « abasourdis par ce limogeage » (Lepost.fr), essentiellement contre Nicolas Sarkozy, principal responsable de ce licenciement.
Michelle Alliot-Marie prit toutes ses responsabilités et Nicolas Sarkozy déclara que « quand on est préfet, on assume ses responsabilités » et...
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