L'affaire dreyfus

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  • Publié le : 11 avril 2010
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L’affaire Dreyfus a été au cœur de l’histoire de la République. Elle se déroula dans la fin du XIXème siècle mais resta gravé dans les mémoires de tous les français. Au moment où, la France était marquée par la montée du nationalisme et de l’antisémitisme. A cette époque, les tensions étaient fortes dans la société. En Octobre 1894, un espion français découvre dans une corbeille, un papierrévélant des secrets militaires de l'armée française. Celui-ci semble être signé par un officier français. Le contre-espionnage se mit donc au travail pour découvrir l'identité de ce traître. Les résultats de ces recherches montrèrent, malgré des arguments douteux, que le coupable était un dénommé Alfred Dreyfus, un jeune officier très savant, patriote et de bonne conduite « mais » juif. Celui-ciréclamait sans cesse son innocence. Cependant, les juges de l’affaire ayant vu un dossier secret, le condamnèrent, le 22 Décembre 1894, à la déportation. En Janvier 1895, Dreyfus est solennellement dégradé. En plus de toutes ces sanctions « légales », Dreyfus fut torturé à de nombreuses reprises. Ceci est une peine extrêmement sévère même pour une affaire d’espionnage. Depuis cette condamnation, tout lemonde était persuadé de la culpabilité d'Alfred Dreyfus. A ce moment précis, seule sa famille voulait prouver son innocence. C’est pourquoi en Février 1896, la famille de Dreyfus se mobilisa. Elle prit contact avec de nombreux écrivains et hommes politiques qui étudièrent le sujet et qui beaucoup changèrent d’opinion sur l’accusation de Dreyfus. Suite à cela, la France se retrouva divisée en deuxblocs : les dreyfusards, qui croient en l'innocence du condamné, et les antidreyfusards, qui au contraire sont persuadés de sa culpabilité. Nous nous demanderons donc, quelles sont les valeurs défendues pas chacun des deux blocs. Dans un premier temps nous raconteront les étapes de l’affaire, dans un deuxième temps nous définiront les valeurs des antidreyfusards et dans un troisième temps, lesvaleurs des dreyfusards.

Nous sommes au moment où Dreyfus est solennellement dégradé. La famille Dreyfus fit donc appelle à des écrivains et des hommes politiques. Quelques temps plus tard, des articles parurent et contrairement à tous les autres, ceux-là définissaient Dreyfus comme innocent et victime d’une conspiration. C’est alors que de nombreuses personnes devinrent persuadées queDreyfus était innocent, les dreyfusards. Selon les dreyfusards, Dreyfus était jalousé par deux autres officiers : Du Paty de Clam et Henry qui travaillait avec lui à L’Etat-major. Ceux-ci complotèrent pour arriver à sa chute. Malheureusement pour Dreyfus, un jour un papier militaire extrêmement secret fut dérobé chez l’ambassadeur prussien. Les deux jaloux ont donc profité de ce vol pour faireaccusé Dreyfus. Cette version fut acceptée par des français qui se liguèrent aux dreyfusards. Parallèlement, le colonel Picquart du service des Renseignements, découvre que l’espion est en faite un certain Esterhazy. Cependant les juges chargés de l’affaire refusaient de revenir sur leur jugement. D’autres articles de journal étaient du même avis. En Novembre 1897, ce fut les premières campagnes pourla révision du procès dans l’Aurore de Clemenceau. Ce qui montre que déjà, la culpabilité de Dreyfus n’était plus partagée par tout le monde comme en 1895. En Janvier 1898, Esterházy est acquitté, sous les acclamations des conservateurs et des nationalistes. Puisque c’est la presse qui étouffe toute chance de révision du procès, c’est par la presse qu’Emile Zola décide publier J’accuse… !, le 13janvier 1898. Voilà un extrait de ce qui est dit : « J’accuse enfin le premier conseil de guerre d’avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j’accuse le second conseil de guerre d’avoir couvert cette illégalité par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d’acquitter sciemment un coupable ». Zola porta un coup décisif devant l'opinion. C'est lui...
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