L'afrique et le developpement

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  • Publié le : 5 juillet 2010
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INTRODUCTION

Après 48 ans d’indépendance, (Guinée 1958 ; Maroc, Tunisie, Egypte 1956 ; Angola 1975 ; Namibie 1990), l’Afrique demeure encore globalement un continent pauvre qui a du mal à s’affirmer sur le plan international.

Au plan politique, l’Afrique n’a jamais existé véritablement dans le concert des nations.
La responsabilité et le poids du continent dans les institutionsinternationales telles que l’ONU nous édifie sur le retard de l’Afrique. Toutes les tentatives de regroupement des pays africains dans le but de former un bloc intégré important et puissant ont plus ou moins connu un échec.

L’UA a montré à travers certaines crises qu’elle ne vaut pas mieux que la défunte OUA (25 Mai 1963). Jusqu’à présent, l’existence de l’UA se sent le plus à travers les contingentsmilitaires convoyés dans les zones de tension que dans les actes politiques décisifs. Les crises démontrent malheureusement que l’Afrique politique restera au berceau si son embryon n’est pas avorté par les bourrasques de ses dirigeants.

L’union n’est resté qu’une vue de l’esprit. En effet, l’Afrique est en proie à de nombreuses guerres fratricides. L’exemple de pays comme le Rwanda et leBurundi est la pour démontrer que même le partage d’une même souche linguistique ne peut épargner des drames qu’on ne veut plus nommer.

Au plan économique, les économies des pays africains demeurent encore embryonnaires fortement dépendant des systèmes financiers occidentaux.

L’industrialisation pour la plupart des pays africains a du mal à se mettre en place.
Depuis les années 1970, lorsque lespays africains sont devenus membres des institutions de la communauté internationale, le binôme crédit-aide est devenu la base logique du développement de l’Afrique.

Le crédit s’est traduit par l’impasse de la dette qui de versement en rééchelonnement continu d’entraver la croissance des pays d’Afrique. L’on est parvenu au bout de cette option.
Quand a l’autre élément du binôme, l’aide,l’on a aussi observé la réduction de l’aide publique contrairement aux objectifs des années 70. Les pays riches ont donc ramené l’aide à 0,24% en moyenne de leur PNB contre 0,70% fixé dans leurs engagements.

L’Afrique a aussi vu chuté l’aide reçu par habitants de 23 dollars en 1990 à 13 dollars en 2004. Parallèlement, le nombre d’Africains subsahariens vivant avec le seuil de pauvreté est passé à335 millions.

C’est également le lieu de signaler sur près de32millions mortes dans le monde de SIDA, 18 millions étaient africains.

Sur le plan social, encore 310 millions de personnes soit près de 40% de la population vivent avec moins de 1 dollars par jour.

Le taux de mortalité des enfants de moins de 5ans est de 140 pour mille ; 58% ont accès à l’eau potable. Le taux d’alphabétisationdes personnes de plus de 15ans est de 41%.

Il se développe plutôt le phénomène d’enfants désœuvrés dit de la rue, dans toutes les grandes villes africaines.

Il n’y a que 18 lignes téléphoniques pour milles personnes en Afrique par rapport à 146 dans le monde entier et 567 dans les pays à revenus élevés.

Pour beaucoup de nos villages et même dans certaines villes, l’électricité et l’eaudemeurent un luxe, une denrée rare.

Au plan culturel, notre système culturel devrait être le creuset essentiel qui permet de façonner l’Afrique moderne. Or l’école Africaine est une école coloniale qui ne peut en aucun cas nous aider à cause de l’impérialisme.

Le bilant de l’école africaine montre que celle-ci n’a servi qu’à nous extravertir et nous détourner intentionnellement del’essentiel.

La plupart des universités africaines sont sans grand moyens de recherche et fonctionne normalement. L’école a récupéré par le politique, et aucune politique d’excellence n’est véritablement encouragée. La langue adoptée par nos formes, ne nous permet pas d’exprimer correctement nos valeurs culturelles et d’être très compétitifs sur le plan mondial.

Au travers de ce qui précède, il...
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