L'afrique et les ressources

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  • Publié le : 31 mai 2011
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Les ressources

Des ressources nombreuses et convoitées, quelle exploitation ?

L’Afrique ne bénéficie pas de ses ressources

Le continent n’est pas, contrairement aux idées reçues, composé de pays arides et hostiles, en témoigne la diversité des ressources – diamant, pétrole, charbon, gaz, bauxite, or, nickel,…- et l’abondance d’eau qui le caractérisent. Toutes ces richesses sontessentielles au développement des sociétés et pourtant...

Pour de multiples raisons, principalement liés aux coûts de production certaines ressources comme le charbon ne sont pas exploitées ou encore, à l’instar du bois, sont exportées afin que la valorisation de ces produits profite à un pays tiers.

Développement, où es-tu ?

Parfois, ce n’est pas simplement le processus detransformation des matières premières qui profitent à des pays étrangers mais bien l’exploitation dans son ensemble qui, assurée par des entreprises à capitaux étrangers, laisse aux pays africains le bénéfice que d’une partie dérisoire des profits.

Il faut distinguer les notions de richesse et celles de développement et certains pays comme l’Angola montrent très bien que l’un n’implique pasforcément l’autre. De plus, on constate bien souvent que les richesses naturelles ne bénéficient qu’à une élite qui ne se soucie guère du développement du pays.

Le manque de corrélation entre l’exploitation des richesses et le contexte mondial

Si les richesses naturelles peuvent être un moyen pour les états de s’enrichir, elles restent aussi un facteur de déstabilisation, qu’elle soitpolitique comme on a pu l’observer au Nigéria avec la création d’une oligarchie, sociale avec l’exode rural ou encore économique à cause de l’inflation.

Pour s’insérer dans la mondialisation, l’Afrique doit mettre en avant un avantage comparatif or, malgré la multitude et la quantité de ressources, c’est à cause d’une certaine faiblesse politique doublée d’un manque de stratégie économiquequ’elle n’y parvient pas.

La problématique du diamant

Encore un coup des Anglais

Il était une fois, les Anglais étaient les rois du monde, ils avaient alors fondé la société De Beers ou société coloniale du diamant afin de régner sans partage (oui oui monopole) sur le marché du diamant avec la bénédiction du la reine.

Des le XIX, De Beers s’appuie sur des réseaux mondialisés et forme unnouveau commerce triangulaire (Afrique du Sud : mines, Anvers : diamantaires, Londres : finance) pour un contrôle optimal de la production

Le monopole s’était instauré après la découverte de diamant en Afrique du Sud, il prend de l’ampleur avec la découverte en Namibie et le clou de l’histoire c’est que le commerce du diamant ne connait pas la crise (de 1929).

Malgré la mondialisation,l’Afrique reste centrale

La Deuxième Guerre Mondiale désorganise les réseaux européens, se développent alors d’autres pôles qui cassent la logique nord Sud, toutefois, l’axe New York –Hong Kong passe toujours par l’Afrique.

S’achève alors l’hégémonie de De Beers au profit de Lev Leviev qui innove en ne considérant pas L’Afrique du Sud comme le seul pays susceptible de produire des diamants.Coup d’œil sur la situation actuelle

Même si l’Afrique garde un poids important dans le commerce des diamants, de nouvelles mines en Russie, en Australie er au Canada ont quelques peu changé la donne. L’attractivité africaine s’explique cependant par une plus grande faiblesse des états et une importance stratégique qui demeure.

Le géant De Beers s’est déplacé de l’Afrique du Sud auBotswana après la fin de l’apartheid et le black empowerment, il a ainsi réussi à redevenir les premiers producteurs de brut. En effet l’exploitation du diamant n’est rentable que lorsqu’elle est centralisée.

La protection environnementale

Une idéologie importée

Cette idéologie verte est avant tout occidentale visant la conservation qui date de la Révolution Industrielle. Sa...
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