L'agronome et laterre

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  • Publié le : 25 mai 2011
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FICHE DE LECTURE établit par: HARBOUCHE BOUBAKEUR
Livre     :L'AGRONOME ET LA TERRE
Auteur   :MOHAMED ELYES MESLI.
Editions  :ALPHA
Date d’édition :2007.
CHAPITRE 01 :La question foncière.
L’auteur :
Mohammed Elyes Mesli, agronome de formation, a occupé divers postes de responsabilité dans le secteur agricole. Chargé des questions agricoles auPremier ministère, wali de Blida en 1990, il est nommé en 1991 à la tête du ministère de l’Agriculture dans le gouvernement de Sid-Ahmed Ghozali et en 1992 dans celui de Belaïd Abdesselam. En retraite depuis 1993, il continue à s’intéresser aux problèmes agricoles.
La question foncière:
1- Introduction:
« Faut-il désespérer de notre agriculture ? Non. Mais des options douloureuses s'imposentet aucune réussite n'est possible sans sacrifices et parfois sans désillusions et désenchantements. »
Cet ouvrage, en se voulant une contribution au débat quasi permanent sur l'agriculture, parle du foncier comme étant une question qui demeure au cœur du développement agricole et reste la préoccupation de l'ensemble des agriculteurs, au point que cette question conditionne la relance duprocessus de développement de notre agriculture.
L'auteur traite cette question en évoquant les points suivants:
2- les contraintes de départ de l'agriculture en 1962:
ces contraintes sont traduits essentiellement -selon l'auteur- par une nouvelle configuration des propriétés agricoles, qui est le résultat d'expropriation, de séquestres, de refoulement/cantonnement et de transactions. Ce transfert depropriété n'a été rendu possible que par la promulgation d'une législation qui tendait à substituer au régime autochtone des terres.
3- Les politiques foncières initiées depuis 1962:
Il s'agit ici de la manière dont l'État va aborder le problème du départ massif des européens et des colons lors de l'indépendance, laissant derrière eux plusieurs milliers de fermes occupant des centaines demilliers d'hectares.
D'abord on assiste à une récupération des terres des colons, sous une forme d'autogestion qui s'est dégagée sans qu'elle relève d'une initiative précise. c'est après une longue suite que cette forme va être justifier par des textes de 1963 portant organisation de l'autogestion.
L'intensité des difficultés vécues après l'indépendance en agriculture, a poussé le pouvoir surplace a trouvé des solutions dans l'urgence, d'où l'apparition des décisions politiques concernant la révolution agraire ; cette expérience bien qu'elle représente une demande du mouvement libérateur elle s'est transformé en triste réalité.
Cet état impliquait des tentatives de restructuration en profondeur des terres de l'autogestion agricole et de la révolution agraire. La réforme de 1980 vienttout simplement fusionnée les terres de l'autogestion et de la révolution agraire dans des domaines agricoles socialistes (DAS), elle a confirmé le caractère public des terres et la gestion collective.
La réforme de 1987 vient donner en jouissance sorte de bail emphytéotique pour une durée illimitée les DAS, aux collectifs des travailleurs. Ces derniers, seuls responsable de leur gestion,bénéficient des fruits et produits de leur labeur. La gestion collective fut la règle de départ, remise en cause par la suite. C'est la loi 90/25 qui a entrainé des perturbations provoqués essentiellement par les propriétaires initiaux des terres.
4- Les résultats de ces politiques foncières:
ces politiques engagés par les pouvoirs publics en place ont engendrés les conséquences suivantes:
a/-l'exploitation individuelle se généralise, donc domine les petites exploitations.
b/- les titres de propriété sont généralement de statut melk, ajoutant à cela des exploitants des terres publiques qui n'ont pas de titre probant soit 71% de la SAU( surface agricole utile).
c/- le vieillissement de la population agricole s'accentue.
d/- le niveau d'instruction des agriculteurs reste très faible,...
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