L'albatros

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  • Publié le : 25 juin 2010
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L’albatros

L’albatros est le deuxième texte de la section Spleen et Idéal qui définit le statut ambigu du poète : à l'image de l'albatros, impérial dans les airs mais maladroit sur terre, il souffre de sa différence tout en la revendiquant. L'albatros traduit chez Baudelaire la conscience d'être différent des autres. L'image de l'albatros capturé évoque l'idée d'un être totalement étranger aumonde qui l'entoure. Baudelaire faisait partie de la génération des poètes maudits, c'est-à-dire non compris par les gens de son époque. Les trois premières strophes concernent l'albatros tandis que la dernière est dédiée au poète.
P R O B L E M A T I Q U E + L I R E L E T E X T E
Pour se faire, on étudiera la double analogie entre le poète et l’oiseau ensuite on verra comment setraduit un univers soumit à de fortes tension et on observera ce que symbolise la chute.

I- La parabole du poète oiseau

* « un roi de l’azur » (v.6) : l’oiseau est considéré comme un voyageur ailé qui est tombé du ciel
* Comparaison : « le poète est semblable au prince des nuées » (v.13). « prince des nuées » : métaphore hyperbolique
* « « ailes de géant » (v.16) :métaphore hyperbolique => mit en évidence
* Parabole qui défini l’existence du poète. Le poète est exclu des Hommes pour son originalité
* L’albatros est considéré dans toute sa grandeur « vaste oiseau des mers » : hypallage (c’est la mer qui est vaste, pas l’oiseau) => double fonction de la mer et de l’oiseau
* Le rythme des 2derniers vers de la 1ere strophe peut être associéau vol de l’oiseau : [v],[s],[f] miment le glissement des ailes
* L’aspect sublime de l’oiseau : il est au dessus de l’horizontalité médiocre (=le pont du bateau), c'est-à-dire la société, donc l’oiseau a l’aspect majestueux, fluide comme l’eau sur laquelle vogue le navire qu’il suit

II- Un univers soumis à de fortes tensions

-Le jeu des antithèses
l'albatros deux visionsradicalement opposées : autant l'oiseau en vol est un oiseau majestueux à l'allure souveraine désigné par la périphrase du vers 16 : " les rois de l'azur ", autant lorsqu'il se pose il paraît ridicule : - les " ailes " du vers 7 qualifiés des deux épithètes " grandes " et " blanches " ? " les avirons (vers 8) ; - la beauté du vers 10 ? la laideur du vers 10 ; - du vol royal (vers 3), on passe au boitement del'infirme (vers 12). Ces oppositions sont soulignées par des antithèses : - " roi " (vers 6) " maladroit " et " honteux " (vers 6) ; - le " voyageur ailé " (vers 9) "gauche " et " veule " (vers 9) ; - " naguère si beau " (vers 10) " comique " et " laid " (vers 10) de plus, ici, la rime intérieure croisée associe encore à l'idée de l'albatros celle d'un animal ayant perdu son rang et son titrede " roi " ; - " infirme " " volait " (vers 12).
Les sonorités renforcent le contraste
La majesté de l'oiseau en vol est rendue par l'assonance en " en " (vers 1, 2, 4, 13, 14, 16) et l'allitération en "v" (vers1, 2, 3, 4). La déchéance de l'albatros se traduit sur le plan phonétique par une sorte de dégradation et l'assonance en "en" est désormais associée à des mots dont le sens ou lesconnotations sont négatives ou péjoratives. Le destin funeste de l'oiseau est prédit par l'allitération en "s" du vers 4 : "gouffres amers". La troisième strophe accumule des sonorités qui produisent un effet désagréable avec l'assonance en "e", assonance déjà présente dans la strophe précédente avec "eu" de "honteux" au vers 6, "piteusement" au vers 7, "à coté d'eux" au vers 8 et l'allitération en "c"et en "gu" comme "gauche" au vers 9 et la cacophonie " comique et laid " du vers 10. Ainsi, le jeu des sonorités accentue la différence de l'animal au fur et à mesure du poème ce qui est renforcé par la disposition en chiasme des sonorités du vers 11.

- Le mouvement des phrases
Il prend une valeur descriptive. On notera en particulier :
- Une ample phrase, bien balancée pour présenter...
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