L'amant

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  • Publié le : 15 décembre 2010
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Le 12 janvier dernier, un séisme a frappé Haïti. L’ONU a qualifié le désordre engendré de pire catastrophe jamais vue à gérer. Cela donne une bonne idée de l’ampleur de la crise du pays.
L’assistance de la conférence a eu droit à trois panelistes pour être informée sur la situation en Haïti. Le premier à prendre la parole fut Gary Clang, un écrivain, qui œuvre principalement dans le domaine dela poésie.
Ce premier paneliste insiste dès le début de son intervention sur l’importance que le rêve prends dans l’idée d’une reconstruction d’Haïti, et ce, en raison des 200 ans d’échecs politique que le pays a connus. En effet, il croit que la parole politique est actuellement prise avec cynisme puisque qu’elle est un concert de mensonges. Il croit donc que la voie poétique est la meilleurepour apporter, rêve, espoir et il le souhaite, changement. Il ajoute également que certains facteurs dans la société Haïtienne nuisent à leur épanouissement. Il parle alors de préjugés haineux qui tiennent sur des couleurs de peau, une chose qui n’apporte rien de bon à leur pays. D’autre part il mentionne qu’il y a un grave problème entourant les classes sociales. Les bourgeois méprisent lespauvres, en les appelant : «c’est gens là», ce qui a pour effet d’offusquer les plus démunis et de nuire à la cohésion sociale. Ces problèmes constituent donc des blocages qui doivent être dépassés pour réaliser un changement positif quant au sort du pays. Vers la fin de son intervention, Monsieur Clang nous fait part de deux recommandations qui, selon lui, pourrait contribuer à la reconstruction dupays. La première est d’injecter de fortes doses de poésie à la population dans le but de leur donner espoir d’un meilleur lendemain et sa deuxième idée porte sur le fait qu’Haïti à besoin de réalisations concrètes.
La seconde paneliste à nous présenter son point de vue sur la question fut la directrice de la maison d’Haïti à Montréal, madame Marjorie Villefranche. Au début de sa présentationorale, elle affirme qu’Haïti a une histoire tumultueuse. Elle dit qu’il y a un gros problème en Haïti qui réside dans le manque de considération du bien commun, une notion que les politiciens ne connaitraient pas, selon elle. Les gens ne se considèrent pas comme des citoyens puisqu’il n’y a pas d’état qui leur garantit des droits et services. Le fait que les gens n’aient pas d’acte de naissancesouligne à quel point le pays semble fonctionner selon les lois de la jungle. Cette organisation sociale a engendré chez les gens une mentalité de débrouillardise. Le fait que des gens aient réussi à survivre si longtemps sous des décombres montre à quel point les résidents sont habitués à se débrouiller avec peu de ressources. Madame Villefranche a fortement insisté sur un point : la corruption. Pour semettre en contexte, il faut savoir qu’en Haïti, l’état est très petit, les organismes non gouvernementaux sont nombreux et la corruption est imprégnée dans toutes les sphères de la société. Plusieurs personnes se sont attaqué à l’état en raison de ses problèmes de corruption. Toutefois, en Haïti, la corruption est généralisée. Donc si on ne cible que l’état dans notre lutte à la corruption, nousrisquons de le détruire lui-même puisqu’il est fragile. Il faut donc s’attaquer à la corruption elle-même. En effet, en raison de son impuissance, la taille et la portée de l’état est très petite. Les ONG ont un pouvoir beaucoup plus important que le gouvernement. Pour élaborer un système fonctionnel, efficace, il faut renforcer l’état. Pour y arriver, il faut changer les mœurs politiques etmettre l’éducation à l’avant plan. Un autre problème selon la paneliste est qu’il manque de masse critique capable d’éduquer et de prendre des décisions éclairées dans le pays. Il faut donc avoir accès à ce type de personnes, pour qu’ils transmettent leur savoir faire politique et pédagogique en vue de former une nouvelle génération d’haïtiens mieux éduquées. Une autre difficulté qui ne rien avancer...
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