L'amour occupe dans le roman une place essentielle. en quoi sa représentation est-elle révélatrice du regard porté par le romancier sur l'homme et la société

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  • Publié le : 27 janvier 2010
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SUJET DE BAC PREMIERE ES/STGG

I QUESTIONS / 4 POINTS (voir feuille n°2)

II TRAVAUX D'ECRITURE (AU CHOIX !)

A) COMMENTAIRE /16 POINTS

Vous ferez le commentaire du texte C.

B) DISSERTATION / 16 POINTS

L'amour occupe dans le roman une place essentielle. En quoi sa représentation est-elle révélatrice du regard que porte le romancier sur l'homme et la société ? Vous réfléchirez àcette question en vous appuyant sur le corpus, sur les oeuvres étudiées en classe (cf. Les Liaisons dangereuses mais aussi corpus sur « l'inconstance ») et ... SUR VOS LECTURES PERSONNELLES ! (cf. Roman étudié en seconde ? )

C) ECRITURE D'INVENTION / 16 POINTS

Vous rédigerez au choix l'un des deux textes suivants :
- soit la lettre envoyée par un lecteur à l'éditeur dans laquelle lelecteur s'indigne que l'éditeur propose des romans comme Delly dans son catalogue.
- soit la réponse de l'éditeur au lecteur qui lui aurait envoyé une telle lettre.



Documents :

A – Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1831
B – Delly, Comme un conte de fées, 1935
C – Nathalie Sarraute, Le Planétarium, 1959.

> Dans ces trois textes, le narrateur fait réagir les personnages fémininsen fonction de certaines valeurs morales et sociales : vision de l'homme, places respectives de l'homme et de femme, idéal social. Pour chacun des textes, vous caractériserez ces valeurs, en étant attentif à celles qui peuvent être communes à l'ensemble du corpus.

Après avoir répondu à cette question, les candidats devront traiter au choix un des trois sujets.

Document A

Dans La Femme detrente ans, Honoré de Balzac raconte différents moments de la vie de Julie, l'héroïne. Elle apparaît tout d'abord en 1813 éprise d'un bel officier, Victor, comte d’Aiglemont, qu'elle épousera par la suite et qui, par ses infidélités répétées, la rendra très malheureuse.

Quand les manoeuvres furent terminées, l'officier d'ordonnance arriva à bride abattue et s'arrêta devant l'empereur pour enattendre les ordres. En ce moment, il était à vingt pas de Julie, en face du groupe impérial, dans une attitude assez semblable à celle que Gérard a donnée au général Rapp dans le tableau de la Bataille d’Austerlitz. Il fut permis alors à la jeune fille d'admirer son amant dans toute sa splendeur militaire. Le colonel Victor d'Aiglemont, à peine âgé de trente ans, était grand, bien fait, svelte ; etses heureuses proportions ne ressortaient jamais mieux que quant il employait sa force à gouverner un cheval dont le dos élégant et souple paraissait plier sous lui. Sa figure mâle et brune possédait ce charme inexplicable qu'une parfaite régularité de traits communique à de jeunes visages. Son front était large et haut. Ses yeux de feu ombragés de sourcils épais et bordés de longs cils sedessinaient comme deux ovales blancs entre deux lignes noires. Son nez offrait la gracieuse courbure d'un bec d’aigle. La pourpre de ses lèvres était rehaussée par les sinuosités de l'inévitable moustache noire. Ses joues larges et fortement colorées offraient des tons brnns et jaunes qui dénotaient une vigueur extraordinaire. Sa figure, une de celles que la bravoure a marquées de son cachet offrait letype que cherche aujourd'hui l'artiste quand il songe à réprésenter un des héros de la France impériale. Le cheval trempé de sueur, et dont la tête agitée manifestait une extrême impatience, les deux pieds de devant écartés et arrêtés sur une même ligne sans que l'un dépassât l'autre, faisait flotter les longs crins de sa queue fournie ; et son dévouement offrait une matérielle image de celui queson maître, avait pour l’empereur. En voyant son amant si occupé de saisir les regards de Napoléon, Julie éprouva un moment de jalousie en pensant qu’il ne l’avait pas encore regardée. Tout à coup, un mot est prononcé par le souverain. Victor presse les flancs de son cheval et part au galop ; mais l'ombre d'une borne projetée sur le sable effraie l'animal qui s'effarouche, recule, se dresse, et...
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