L'an 2240 de mercier

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  • Publié le : 8 mai 2010
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Mélanie Barrès 1S5

Français
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Cet extrait est tiré du roman « L’An 2240, rêve s’il en fût jamais «  (du chapitre 44) de Louis-Sébastien Mercier. Il a été écrit en 1786. Ce texte présente une certaine utopie, une ressuscitation et un rêve ce qui le place dans le genre fantastique.
Notre problématique se porte sur le but de ce texte, et en quoi il est unapologue. On va répondre à cette problématique tout au long de ce commentaire.
Dans un premier temps on analysera l’argumentation indirecte sur le Roi avec son portrait et ses regrets ; puis dans un second temps, l’argumentation sur le château de Versailles avec son aspect et le lien avec le Roi Soleil.

On va parler en premier lieu de l’argumentation sur le roi.
Tout d’abord, le portrait duroi Louis XIV n’est pas très élogieux. En effet, on ne connaît pas son identité jusqu’à la fin du texte. De plus on ne le désigne que par des groupes nominaux, tels que « un vieillard » (l.4) ou « un homme » (l.9), il n’est plus appelé le Roi Soleil ou encore Sa Majesté. On a un sentiment de perte du pouvoir, qu’il est devenu une personne parmi tant d’autres, qu’il est quelconque. On peut voir unecertaine critique et morale de la part de l’auteur dans ces termes : du jour au lendemain, on peut tout perdre (pouvoir, richesse et vie) et devenir quelconque ; il ne faut donc pas abuser du pouvoir car on risque de le regretter après.
En effet, dans ce texte, le roi ne fait que regretter ces actes passés. On le comprend par la façon dont il explique ce qui c’est passé en ce lieu. « Un hommedans son orgueil impatient a voulu forcer ici la nature » (l.9), on a le sentiment d’un profond remord et presque de dégout et colère envers ce qu’il était avant ; c’est aussi une critique pour montrer la cupidité du roi qui voulait encore plus étaler sa puissance. Quand il dit « venu s’engloutir tout l’argent du royaume […] un million de mains ont élevé avec tant d’efforts douloureux » (l.11-13),on a le sentiment qu’il a compris ses erreurs passées ; et que c’est aussi une critique de la part de l’auteur face à tout ce qui est fait selon l’envie du roi, il l’accentue d’ailleurs en utilisant des termes forts « engloutir tout l’argent » ou un « million de mains ». De même que par « son torrent de larmes en regardant le ciel d’un air contrit » (l.18), par son interjection théâtrale « Ah !malheureux » (l.22) et par sa dernière phrase « Je pleure et je pleurerai toujours…Ah ! Que n’ai-je su… » (l.24-25), on comprend qu’il le regrette profondément, mais c’est aussi une critique de l’auteur comme quoi maintenant que c’est fait c’est facile de regretter mais ça ne refera pas le passé. Le roi prend d’ailleurs du recul devant ce mal car il emploie le pronom « il » pour se désigner, ce quinous montre qu’il se regarde de façon lucide et qu’il veut un décalage face à cette horrible réalité et vérité dont il est responsable.

On va ensuite parler de l’argumentation sur le château de Versailles.
Tout d’abord, son aspect, en début du texte, donne une idée d’unité grandiose. La répétition du mot « palais » (l.1 et 6) accentue cette idée de grandeur et de puissance royale. « Cecolosse » (l.13) désigne une idée de la beauté avec la référence à l’Antiquité (« son antique magnificence » l.4). C’est une métaphore et une hyperbole (qui montre la critique de l’auteur envers l’utilité de cet édifice qui est de faire simplement joli pour satisfaire un monarque) qui sont cassées par la suite du texte. Le superbe palais devient des « ruines » (l.4), des « débris » (l.19). Ce sont desdésignations globales, il n’y a plus ce sentiment d’unité, d’unique, de Ce Palais, c’est maintenant des morceaux de palais et rien de plus. « Il était l’image de la grandeur » (l.14), l’emploi de l’imparfait renforce l’idée que c’est fini, que ce n’est plus qu’une image, un souvenir du « déplorable ouvrage du roi » (l.24) ; là encore on ressent une critique de l’auteur qui pense que c’était bel...
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