L'an 2440 et son auteur

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  • Publié le : 26 septembre 2010
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L’An 2440, rêve s’il en fut jamais est un roman publié par Louis-Sébastien Mercier en 1771.

L’An 2440 peut être considéré comme le premier roman d'anticipation dans lequel on retrouve le programmede la philosophie des Lumières. Il exprime le contraste entre le système de l’absolutisme et une société libre, quoique encore sous la gouverne d’un roi, où le mérite personnel a remplacé lesprivilèges héréditaires. Ce texte, dont le plan de rédaction reprend fondamentalement l’organisation qui préside à la création du Tableau de Paris de chaque sujet précis en chapitre particulier, est,par-dessus tout, une critique virulente des tares de la société contemporaine. Voulant profondément le bien-être de ses concitoyens, l’auteur se sert de ce roman d’anticipation comme lieu de dénonciation desabus dans l’espoir que les dirigeants en place oseront effectuer les changements nécessaires à la félicité humaine. Mercier critique le fait que le roi ne s’occupe pas suffisamment du peuple. Ils’occupe du palais, des fêtes, des monuments et de la splendeur, au lieu d’améliorer les conditions de vie du peuple et de l’éclairer. La morale : les monuments de l’orgueil sont fragiles.

Ce qui suitdévoile des moments clés de l’intrigue.
Le narrateur, après une discussion avec un Anglais, qui lui montre toutes les tares de la société française en ce dernier tiers des Lumières (1770, sous le règnede Louis XV), s’endort et se réveille, après avoir dormi six cent soixante-dix ans, en 2440 au milieu d’une société bien des fois renouvelée dans une France telle que son imagination pourrait ladésirer, libérée par une révolution paisible et heureuse. L’oppression, les abus ont disparu ; la raison, les lumières, la justice règnent. Tout le roman montre ce Paris renouvelé et se termine sur une scèneoù le narrateur va à Versailles et retrouve le château en ruine où iI rencontre un vieillard qui est nul autre que Louis XIV : le vieux roi pleure, miné par la culpabilité. Un serpent, tapi...
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