L'anthropologie et le devoir d'objectivité

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  • Publié le : 23 mars 2011
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Le devoir d'objectivité de l'ethnologue et ses limites :

Cet extrait aborde donc le thème général de l'objectivité de l'ethnographe, et peut être plus exactement du devoir d'objectivité qu'a l'ethnographe.

Je vais essayer d'étudier en me servant de ce texte et en m'appuyant sur d'autres ouvrages/références, d'exposer ce devoir d'objectivité mais aussi ses limites puis la solution quepropose Georges Condominas dans ce court passage.

1-La méthode ethnographique et le devoir d'objectivité :

Tout d'abord, qu'est ce que la méthode ethnographique ? Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, les termes ethnographie et ethnologie se rapportaient à l'étude des sociétés dites primitives, bien que lorsqu'on les distingués, l'ethnographie désignait la phase de recherche et d'accumulationde données sur le terrain que l'ethnologie analysait. C'est à la suite de deux ouvrages majeurs que l'ethnographie va acquérir son statut : Le Manuel d'ethnographie de Marcel Mauss (1947) et la Méthode de l'ethnographie de Marcel Griaule (1957).
Claude Lévi Strauss, en rapportant la définition américaine de l'anthropologie va définitivement donner à l'ethnographie, l'ethnologie et l'anthropologieleur statuts distincts.
On entend par méthode ethnographique l'ensemble des méthodes empirique ou des recettes grâce auxquelles l'ethnographe va établir entre son terrain et lui la relation scientifiquement la plus rentable. Cependant, on ne peut pas dire qu'il existe une seule et unique méthode ethnographique car la diversité des situations d'enquête et des sociétés étudiées mais aussid'autres variables rentrent en jeu. On peut donc plutôt parler de techniques d'enquête récurrentes accompagnée d'une sorte de méthodologie d'ensemble (observation participante, usage d'un journal d'ethnographe, recueillir des noms, des généalogies,…etc) et d'autres procédés pouvant, en fonction du terrain et des différentes variables en jeu, permettre cette relation la plus rentable scientifiquement etdans la mesure du possible la plus objective possible.
La plus scientifiquement rentable et la plus objective pourquoi ?
L'anthropologue à pour objectif d'étudier des sociétés ou des faits sociaux qui ne font pas la plupart du temps partis de sa culture et d'essayer de les comprendre dans toute leur ampleur. Pour cela, il se doit d'être juste, objectif, et donc de limiter au maximum lesvariables subjectives qui pourraient interférer et biaiser sa recherche. L'anthropologie est aussi une science humaine, et qui dit science dit rigueur, objectivité et méthodes d'investigation rigoureuses, vérifiables et reproductibles.
Comme on le voit souvent dans des ouvrages anthropologiques et principalement dans des monographies, il est de coutume de rompre en premier lieu avec les habitudes etla culture qui nous est propre afin de s'intégrer dans la société qu'on étudie mais aussi pour ne pas juger selon des critères faux. On ne peut évidement pas juger des sociétés non-occidentales à l'aide d'une échelle de valeur occidentale. De plus, l'intégration est indispensable pour ce qui est de la collecte d'information sur le terrain et l'apprentissage de la langue de la société d'accueilou d'une langue véhiculaire d'inter-compréhension entre populations voisines est souvent indispensable. Se couper de sa propre culture, de son confort etc, est une entreprise difficile et les exemples sont légions dans nombres de monographies. Citons par exemple Les argonautes du pacifique occidental de Bronislaw Malinowski ou bien tristes tropiques de Claudes Lévi Strauss parmi bien d'autres.L'ethnographe doit donc s'intégrer, mais il reste toujours cependant en marge de la société qu'il étudie et avec la colonisation et la mondialisation rendent parfois la tache d'autant plus difficile :
«  Il faut que les informateur l'acceptent comme confident en étant assuré de trouver en lui un avocat et non un espion ». (Page 46.)
Il est donc constamment contraint de se méfier de lui même, de...