L'anthropologie

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  • Publié le : 26 avril 2011
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Plan

Introduction

I. Genèse de l'objet anthropologique

1) Définition
2) Origine, les premiers anthropologues

II. L’anthropologie historique et linguistique

1) L’anthropologie historique
2) L’anthropologie linguistique ou ethnolinguistique

III. L’anthropologie sociale, culturelle et religieuse

1)L’anthropologie sociale et culturelle
2) L’anthropologie religieuse

IV. L’anthropologie physique ou biologique et moléculaire

1) L’anthropologie physique ou biologique
2) L’anthropologie moléculaire

V. L’anthropologie économique et politique

1) L’anthropologie économique
2) L’anthropologie politique

Conclusion

IntroductionL'anthropologie se décline actuellement au pluriel. Il existe une anthropologie de la maladie, de la religion, de la parenté, du travail, de la sexualité, de la douleur, du sport, de la performance... Toutes ces branches se définissent par la diversité des objets d'étude et l'on pourrait penser qu'entre l'anthropologie de la parenté et celle de la maladie, il y aurait peu depoints communs. Pourtant, le regard anthropologique se traduit par une certaine manière d'appréhender la réalité et par un projet commun. Quel est ce projet ? D'où vient l'anthropologie et que nous apporte-t-elle comme connaissances, et sur quoi ?

I. Genèse de l'objet anthropologique

1) Définition

Anthropologie par son étymologie vient de deux mots grecs : anthrôpos quisignifie être humain, homme et logos qui signifie science, étude. L’anthropologie signifie donc étude de l'homme et des groupes humains ou théorie philosophique qui met l'homme au centre de ses préoccupations. En ce sens, l'anthropologie peut se comprendre comme la «science de l'homme».

2) Origine, les premiers anthropologues

C'est à la fin du XVIIIè siècle que commence à seconstituer un savoir scientifique qui prend l'homme comme objet de connaissance. Pour la première fois, les méthodes utilisées pour expliquer et comprendre la nature sont appliquées à l'homme, ce qui constitue un tournant dans la « pensée de l'homme sur l'homme » (François Laplantine). Jusqu'alors, cette pensée avait été mythologique, artistique, théologique, philosophique mais pas scientifique. L'hommen'est plus le sujet de la connaissance (celui qui sait sur) mais il devient l'objet de la science. Une autre caractéristique de cette émergence provient du lieu où se produit ce tournant de la pensée : l'Europe. Ce n'est que dans la seconde moitié du XIXè siècle que l'anthropologie se dote d'objets empiriques autonomes : les sociétés appelées « primitives », c'est-à-dire celles qui échappent àl'aire de la civilisation européenne et nord-américaine. L’anthropologie s’intéresse aux pratiques comme aux représentations. Comparative, elle vise à l’intercompréhension des sociétés et des cultures. On y distingue des sous disciplines. L’anthropologie sociale et culturelle, dont les grands noms L.H. Morgan, Radcliffe-Brown, Lévi-Strauss, Louis Dumont etc.

II. L’anthropologie historique etlinguistique

1) L’anthropologie historique
La connaissance de notre histoire, de ses problématiques et de son langage nous soumet une triple réflexion : sur l’histoire de l’histoire et l’histoire de l’anthropologie et les conditions de la naissance, en leur point de rencontre, de l’« anthropologie historique ».
La « crise de l’historisme » éclate dès la deuxième moitié duxixe siècle – en Allemagne, avec l’historien Johann Gustav Droysen, auteur du livre fondamental et pionnier Historik, et avec le philosophe Friedrich Nietzsche puis en France, au début du xxe siècle, avec Émile Durkheim et l’« école sociologique française » Robert Hertz, Marcel Mauss et Henri Hubert. Ce moment marque la naissance des sciences sociales et tout en même temps la mise en cause de la...
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