L'apologue , une entreprise futile ?

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1265 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Androgyne

Elle avait ses doigts posés atour de ma nuque. Je sentais un léger souffle chaud s’échapper de ses fines lèvres et caresser agréablement mon cou. Je laissais mes mains parcourir les courbes de son corps tandis que j’inhalais son doux parfum envoûtant. Tout doucement, elle se laissa choir en arrière en m’entrainant dans sa lente chute vers des draps blancs encore immaculés. Nous nouséchangeâmes un regard, je me laissais perdre dans ses iris bleutés tandis que ses doigts déboutonnaient ma chemise. Elle s’était déjà acquittée de son haut lorsqu’elle déboucla ma ceinture de cuir. Je laissais glisser son pantalon noir le long de ses hanches qui dévoila une lingerie discrète. Je passais de longues minutes à lui offrir des caresses et à déposer de longs baisers sur la chair de soncou et continuais encore et encore à m’enivrer de son parfum. Je sentis ses doigts quitter ma nuque, tandis qu’elle leurs ordonnaient de descendre le long de mon échine avant de me pincer affectueusement les côtes. Je sentis ses jambes glisser afin de s’entrouvrir légèrement. Je compris qu’elle attendait notre union, comme un Androgyne cherchant sa seconde moitié. Elle avait les lèvres moites etelle gardait ses yeux fermés, plongeant ses yeux bleus dans une obscurité sensuelle. Nous nous enlaçâmes tendrement, corps contre corps et peau contre peau. Sa respiration devenait de plus en plus irrégulière, elle avait de plus en plus de difficultés à étouffer ses gémissements, à chaque expiration. Quelques gouttes de sueurs coulaient sur ses épaules et sa peau blanche semblaient s’illuminergrâce aux reflets des rayons d’Hélios qui venaient se poser sur elle. Le temps s’écoulait lentement, nos caresses s’éternisaient jusqu'à paraître immobiles. Le plaisir que nous ressentîmes à ce moment vint à corrompre mes sens, je fus pris d’un léger tournis, une sensation de vertige s’éveilla en moi. Je vis la lumière baisser subitement jusqu'à disparaitre. Une atmosphère sombre et glaciale avaitenvahie les lieux. Son souffle chaud cessa de s’exercer sur mon cou et ses doigts devenus rigides et froids quittèrent ma nuque. Je la regardai dans les yeux, mais au lieu de retrouver ses iris bleutés qui m’étaient familiers, ses pupilles avaient absorbé la couleur, ses yeux s’étaient éteints et ils étaient à présent aussi noirs que la Mort elle-même. Je posai ma tête sur sa poitrine, espérantentendre les battements de son cœur. Je n’entendis rien. La Vie avait véritablement quitté son corps. Les Moires avaient tranchés le fil. Sa peau blanche était devenue plus que livide. Je regardais son corps. La sueur s’était métamorphosée en sang. Cette vision me paralysa, je ne pouvais plus bouger. J’étais toujours penché sur elle, mais je ne pouvais me retirer. Je ne savais pourquoi, mais jeregardais ses mains, comme si quelque chose allait se produire. Je vis ses doigts émettre un léger mouvement, je sentis à nouveau un souffle sur mon cou. Elle ne m’avait pas quitté. Mais, son souffle était froid, et ses yeux étaient toujours éteints. Je sentis ses doigts gelés remonter vers ma nuque. Ses doigts glacés se resserraient autour de mon cou. Je voulais crier mais aucun son ne sortait. Tous mesmuscles m’avaient abandonné. Elle serra de plus en plus fort et les ténèbres m’emprisonnèrent.

J’ouvris les yeux. J’étais aveuglé par une lumière blanche éclatante. J’étais debout, seul. Je tentais d’apercevoir quelque chose, mais il n’y avait rien. Aucun mur, aucune poussière, je ne distinguais même pas le sol. C’était comme si je flottais dans le vide. J’avançais devant moi, mais jen’apercevais toujours rien. Il n’y avait aucune limite à ce monde. Je me demandais si c’était le paradis. Je me demandais si j’avais été tué. Si Elle m’avait tué. Ou plutôt son cadavre, comment aurait-elle ressuscitée ? Pourquoi m’aurait-elle tué ? Mais je ne trouvais les réponses que je recherchais. Je voulais juste sortir d’ici. Je me mis à courir, toujours droit devant moi. Au bout de quelques...
tracking img