L'art plastique

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  • Publié le : 5 mai 2011
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L’État est un des acteurs du monde de l’art actuel. Il met en place des mesures afin d’intégrer un certain type d'art dans la société. On peut citer, par exemple, la politique du 1 % culturel et diverses manifestations culturelles telle la Foire Internationale d’Art Contemporain mais qui ne présente pratiquement que des artistes aujourd’hui décédés ou déjà reconnus, et d’autres moyens encore dediffusion de l’art qui sont, pour la plupart, ignorés du grand public. Les diverses institutions muséales appartiennent le plus souvent à l’État quelle soit d’art contemporain ou d’art plus ancien. L’État dispose aussi de fonds spécialisés tels que les Fonds Régionaux d’Art Contemporain ou le Fonds national d'art contemporain qui sont des lieux d’exposition des collections de l’État. D’autresmoyens de diffusion de l’art dépendent aussi de l’État.

Mais il existe plusieurs paradoxes dans cette organisation. Le premier est que l’État entretient un art en fonction du marché et ceci est en contradiction avec ce que l’artiste revendique depuis toujours, à savoir sa liberté. Reprenons par exemple les propos de l’artiste Gerry Schum qui disait, lors d’une interview sur l’une de cesperformances, que l’artiste italien Lucio Fontana créait toujours le même type d’œuvre, à savoir des toiles tailladées. Ce concept, qui met en avant la l’ouverture de l’espace de représentation fut un succès au sein du marché de l’art. On peut donc supposer que l’artiste a laissé de côté sa propre liberté de création pour rester dans un concept demandé par le marché de l’art. Le deuxième paradoxe est quel’État assure la divulgation de l’art qu'il prône, tout en rejetant les autres formes d'expression artistique. Il chercherait à instaurer un dialogue pédagogique entre les œuvres et le public et se trouve être le principal moyen de reconnaissance officiel de certaines œuvres d’art alors que ces dernières sont incomprises, rejetées ou parfois même ignorées du public. Enfin, un autre paradoxe a un liendirect avec la production artistique : de nombreuses œuvres sont de tailles considérables, telles les installations qui demandent un lieu d’exposition qui leur soit réservé et qui ne peuvent pas être exposées chez un particulier. C’est donc la création elle-même, ici, qui restreint son champ d’acquisition. Il s’instaure donc une véritable tension entre l’artiste qui désire mettre en place un propredialogue avec le public, et l’institution qui se veut être aussi le gérant de la création mais qui échoue dans ce domaine.

Toutefois de nombreux artistes essayent de sortir du système institutionnel. Ils veulent aller au plus près du public et travaillent le plus souvent sur le milieu urbain. Certains de ces artistes s’inscrivent dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’art « in situ » car leurscréations ne peuvent se détacher de l’environnement dans lequel elles s’inscrivent : le lieu d’exposition fait partie intégrante de l’œuvre. On peut citer par exemple Miss Tic, Daniel Buren ou bien encore Ernest Pignon-Ernest etc. Le plus souvent ces œuvres sont accessibles a tous car elles se situent dans l’espace public et on peut voir en elle le lien direct entre l’artiste et le spectateur, mêmesi, bien sur, elles sont souvent exposées dans des galeries sous forme de photographies ou autres. On peut aussi citer les mail artistes qui veulent détourner toutes les institutions en faisant circuler leur créations sans passer par des institutions artistiques, ou encore les land artistes qui travaillent sur le paysage mais qui créent des œuvres éphémères, ou bien d’autres encore qui sortent de cesystème clôt qu’est l’institution pour retrouver une certaine liberté artistique.

Le rôle des institutions privées dans le domaine de l’art est aussi considérable mais on a tendance parfois à oublier qu’elles n’appartiennent pas à l’État. Elles permettent de diffuser, de restaurer et de préserver des collections beaucoup mieux que l’État puisqu’elles disposent souvent de plus de moyens....
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