L'assomoir

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  • Publié le : 6 avril 2011
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« Le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple ».

• L'écrivain y restitue la langue et les mœurs des ouvriers, tout en décrivant les ravages causés par la misère et l'alcoolisme. > jugé trop cru
• Le nom du marchand de vin est ironique, la colombe étant symbole de paix alors que le cafetier et ses boissons apporte la violence et le malheur chez sesclients.

« En littérature, le naturalisme est un mouvement qui s'inspire des postulats, des théories ou des méthodes des sciences expérimentales. »

Axe réaliste :
_Histoire sociale d'une famille : document humain, vision plus populaire de l'histoire, étude d'un milieu.
_Titre enseigne : comme dans Au Bonheur des dames. Nombreuses enseignes autour de cette enseignecentrale dans la suite. VRAI bar. « la morgue »
_Huis clos sous le signe de l'alcool, lieu clos et étouffant, microcosme du quartier et du monde dont il est le cœur, et ancrage dans la géographie urbaine donne de l'épaisseur à la réalité.
_Réalisme lié à l'emploi du langage populaire.
_Référence à un hors texte : le texte est une simple fenêtre dans la continuité de la vie. C'estaussi une référence au hors texte des six ouvrages précédents de la série. « Rougon-Macquart »

Axe Romanesque :
_L'assommoir a une valeur métaphorique. C'est un piège qui va se refermer sur Gervaise et la tuer. Dès son titre, le livre inscrit la mort au programme. L'assommoir est redoublé à la fin du chapitre par la présence de l'abattoir (qui forme, avec l'hôpital, les limites duquartier où Gervaise sent que son destin va s'inscrire. Le titre dit la violence qui est au cœur de cette société. Le piège utilisé pour tuer les animaux (qui a donc à voir avec l'histoire naturelle) annonce le genre : un drame. L'alcool, appât du piège.
_Le personnage central de Gervaise, anti-héroïne qui rompt avec les conventions : c'est une femme et elle n'a rien d'exceptionnel. Elle estle premier mot du livre.
_La relation aux hommes. Lantier, patronyme qui annonce un homme contrairement au prénom féminin. Relation de dépendance, parler populaire. Lantier est lent (d'où l'attente), paresseux, parasite. Le parasite est, bien sûr, la lente, première indication animalière de cette histoire naturelle où se côtoieront Mme Lerat, Mme Putois, M. poisson, etc… tous menacés parl'assommoir à tuer les bêtes fauves. Zola est décidé à mener son lecteur jusqu'au bout du malheur de Gervaise.

Plan INCIPIT (exemple) :

I) L’incipit romanesque
Le roman commence par "Gervaise", prénom de l’héroïne, pour attirer l’attention du lecteur sur le personnage principal. Zola ne l’appelle que par son prénom pour paraître au lecteur plus familière. Surla même ligne, on a " Lantier ".
Le lecteur entre dans un univers réel, déjà constitué, " in medias res ".
Le temps est le plus-que-parfait qui est le temps de l’antériorité, ce qui exprime que l’action avait déjà commencé.
Zola effectue un gros plan sur les enfants (scène touchante). Tous ces éléments créent une tonalité pathétique et sont une amorce du schéma narratif, carGervaise doit faire face à l’abandon de Lantier (situation initiale du roman).

II) L’incipit naturaliste
Le narrateur s’efface et propose une délégation de point de vue à son personnage, ici Gervaise. Elle est dans une attente angoissée : elle guette Lantier jusqu’à 2 h du matin, d’où l’importance du champ lexical de la vue (guettait, avoir vu, regarder, yeux).
Le narrateurs’efface pour faire croire le lecteur, pour faire plus réel. L’écrivain naturaliste veut ancrer le récit dans le réel.
Ce roman avec prétention scientifique est fondé sur le principe de l’hérédité. Pour faire réel, il y a un bref retour en arrière pour indiquer le caractère authentique.
Zola effectue une description de la chambre pour faire plus réel (misérable, garnie (=meublée)...
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