L'assurance-vie :

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  • Publié le : 10 décembre 2011
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Trois grands types de contrats : décès, vie, capitalisation.
Les produits de capitalisation restent les plus répandus : leur croissance est à deux chiffres.
Les prestations d’assurance-vie bénéficient désormais d’une exonération fiscale totale, sous certaines conditions.
Assurance-vie : comment ça fonctionne

A voir les chiffres disponibles sur l’activité des compagnies d’assurance, on serend rapidement compte de la place grandissante qu’occupe la branche « vie ». 33 % des primes émises par ces compagnies en 2002 concernaient en effet des produits classés dans cette catégorie. Mais que classe-t-on au juste sous la bannière de l’«assurance-vie» ?
Il existe deux grandes familles de produits d’assurance-vie : les produits classiques d’assurance sur la vie, appartenant à ce que lesprofessionnels de l’assurance appellent « la grande branche », et les produits de capitalisation, dits « produits d’épargne».
La grande branche correspond à tout ce qui est garanti en cas de décès ou au cours de la vie de l’assuré. Les produits de capitalisation sont ceux qui permettent à l’assuré de constituer une épargne, via des versements réguliers.
Chacune de ces deux catégories de contratsprésente des caractéristiques propres et un mode de fonctionnement tout à fait différent. L’engouement de la population pour ces produits relativement nouveaux sur le marché marocain varie aussi significativement.

Certains produits sont imposés pour garantir les crédits bancaires
Les toutes premières polices d’assurance-vie remontent au XVe siècle en Europe. Dans le Maroc du XXIe siècle, lescontrats d’assurance sur la vie ne sont pas encore monnaie courante et l’essentiel des primes émises revêt un caractère obligatoire. En effet, si les Marocains n’ont toujours pas acquis le réflexe de garantir un capital pour leurs ayants droit en cas de décès prématuré ou accidentel (avant 60 ans), ils se retrouvent dans l’obligation de couvrir leur banque contre un tel risque dès qu’ils souscriventun crédit. Qu’il soit à la consommation ou immobilier, les banquiers font automatiquement signer à l’emprunteur une police d’assurance dont ils sont les bénéficiaires et en vertu de laquelle la compagnie d’assurance rembourse le reliquat du crédit en cas de décès du client avant le remboursement total de l’emprunt.
Deux déclinaisons des contrats d’assurance sur la vie existent : la garantie en casde décès et la garantie en cas de vie.

Le coût de ces produits est un frein important à leur développement
La garantie en cas de décès prévoit, comme son nom l’indique, le versement d’un capital aux bénéficiaires désignés en cas de décès de l’assuré avant le terme du contrat. Ce genre de contrat est communément appelé «temporaire décès». La garantie en cas de vie assure, quant à elle, leversement d’un capital à l’assuré s’il est toujours en vie à la fin du contrat. Le capital versé aux bénéficiaires de la police d’assurance peut être fixe (déterminé au moment de la signature du contrat) ou encore revalorisable (le montant garanti au moment de la souscription est revalorisable chaque année au taux de rendement minimum de 3,25 % en plus d’une participation aux bénéfices, appeléebonus). La prestation fournie par la compagnie d’assurance peut se faire sous forme de versement d’un capital, d’une rente (certaine ou viagère) ou d’une combinaison entre les deux. Certains contrats proposent un mix entre les deux garanties.
Mais à quoi sert exactement ce genre de couverture ? Il s’agit là pour l’assuré de garantir le versement d’une somme d’argent, qu’il fixe lui-même au moment de lasignature du contrat, à un ou plusieurs bénéficiaires désignés ou pas (héritiers dans ce cas) après sa mort, dans le cas d’une temporaire décès. La disparition doit avoir lieu avant le terme du contrat (le plus souvent, la limite est fixée par les compagnies d’assurance entre 60 et 65 ans). Lorsqu'il s’agit d’une garantie en cas de vie, c’est l’assuré qui bénéficie lui-même des prestations de...
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