L'avare

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  • Publié le : 22 novembre 2009
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‘’L’avare’’
(1668)

Comédie en cinq actes et en prose de MOLIÈRE

pour laquelle on trouve un résumé

puis successivement l’examen de :

l’intérêt de l’action (page 2)

l’intérêt littéraire (page 4)

l’intérêt documentaire (page 4)

l’intérêt psychologique (page 5)l’intérêt philosophique (page 6)

la destinée de l’œuvre (page 7)

l’analyse d’une scène (page 7)

Bonne lecture !

Harpagon, veuf qui est le père de deux enfants, leur impose, comme à ses domestiques, des conditions d'existence indignes du fait de son avarice de bourgeois pourtant riche qui fait obstacle à leurs amoursrespectifs. Sa fille, Élise, est amoureuse de Valère, un gentilhomme napolitain qui lui a sauvé la vie et qui s’est introduit incognito dans la maison en qualité d’intendant, mais Harpagon consentira-t-il au mariage? Son fils, Cléante, aime Mariane, une jeune fille sans fortune et il n’a pas le sou, à cause de la ladrerie de son père, pour la tirer de son dénuement. Le maître fouille son valet LaFlèche qu’il accuse de l’avoir volé (scène des mains, I, 3) et sans raison le congédie. Il est rongé par l’angoisse car il a caché dans son jardin une cassette qui contient dix mille écus d’or et craint de se la faire voler. Le père avare et le fils prodigue s’affrontent car Harpagon se révèle amoureux, lui aussi, de Mariane qu’il entend épouser à moindres frais, tandis que Cléante épousera «unecertaine veuve» et Élise, le seigneur Anselme. Valère est pris pour juge entre Harpagon et sa fille (scène du «sans dot», I, 5).
Cléante va emprunter quinze mille francs à un taux exorbitant et La Flèche lit les conditions exigées par l’usurier qui offre des objets hétéroclites en guise d’argent (II, 1) et dont ils découvrent que c’est Harpagon. Pour sa part, il découvre que l’emprunteur estson fils. L’entremetteuse Frosine flatte Harpagon pour le mieux «traire» de quelques sous, lui apprenant que la jolie Mariane lui est consentie par sa mère et qu’en plus elle adore les vieillards. Elle rend compte de ses démarches auprès de Mariane et de sa mère.
Harpagon commande le souper qui doit marquer la signature du contrat, mais qu’il veut aussi économique que possible (scène de lasentence à graver en lettres d’or, III, 1). Valère et Maître Jacques, qui est à la fois cuisinier et cocher (d’où le jeu du chapeau, III, 1), s’affrontent, le domestique jurant de se venger. Mariane se plaint à Frosine d’avoir à épouser un vieux ladre. Au cours du souper, Harpagon lui fait sa cour, tandis qu’elle tient à Cléante un discours qui, tout bénin qu’il soit aux oreilles d’Harpagon, révèle sesvrais sentiments qu’elle a pour son fils. Cléante feint de voir en elle sa future belle-mère et lui offre le diamant que son père porte au doigt. Brindavoine annonce une visite ; La Flèche révèle que les chevaux sont déferrés.
Frosine indique qu’elle aidera Mariane et Cléante. La fureur d’Harpagon éclate quand il découvre en son fils un rival : il le chasse et le maudit. Maître Jacques lesaccorde, mais c’est selon un quiproquo qui se dissipe. La Flèche a habilement machiné le vol de la cassette d’Harpagon. L’avare, dans un monologue, se montre blessé, déchiré, affolé, furieux, assoiffé de vengeance.
Le commissaire enquête. Maître Jacques, qui se venge, accuse Valère qui se reconnaît coupable d’aimer Élise alors que, autre quiproquo, il s’agit du vol de la cassette. Élise révèle qu’illa sauva de la noyade. Devant Anselme, le vieillard auquel est destinée Élise, il indique son identité ; Anselme, la sienne : il est le père de Valère et de Mariane (scène des reconnaissances). Il n’y a plus d’obstacles aux mariagesCléante impose un ultimatum à son père : Mariane ou la cassette. Harpagon choisit sa «chère cassette», et, sans dot, accepte de donner sa fille à Valère.

Analyse...
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