L'economie politique classique

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  • Publié le : 24 avril 2011
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omie ITE 1

Lʼéconomie politique classique
Nous pouvons penser que lʼépoque classique donne lieu à un corpus de théories homogènes pourtant ce nʼest pas exact. En effet, les auteurs classiques sont régulièrement en désaccord comme nous le montre Ricardo, Smith ou encore Malthus. * Smith et Ricardo ont des théories sensiblement différentes sur la valeur et la répartition. Dʼailleurs Ricardoconstruit toute sa théorie en contradiction avec celle de Smith. * Ricardo et Malthus sont en désaccords sur le problème des débouchés de production. Cʼest la question sur la crise de la surproduction. Malthus a été le 1er auteur à mettre en avant le caractère récurrent des crises de surproduction. Cʼest Marx, qui en critiquant les autres auteurs, fait que nous venons automatiquement à penser que lesauteurs de lʼépoque classiques sont tous dʼaccord, ce qui est FAUX. Simplification : 1) Définition de lʼéconomie politique classique 2) Quelques points communs (ce qui rassemblent et différencient les différents auteurs classiques).

1.1 Définitions
Nous pouvons dire, quʼau delà des divergences, de lʼÉconomie Politique Classique quʼelle est une science de la richesse et des rapports sociauxvisant à déterminer les conditions de lʼaccumulation capitaliste.

1.1.1 Science de la richesse
Lʼobjectif que poursuivent tous les auteurs les rassemblent, ils souhaitent tous expliquer par quels moyens nous pouvons augmenter la richesse de la société, de la nation. (Cf. Titre du 1er texte de Smith) Smith donne de lʼÉconomie Politique Classique la définition, comme il le dit lʼÉconomie Politique sepropose dʼenrichir à la fois “le peuple et le souverain”.

• Quʼest ce que la richesse pour Adam Smith ?
Pour les Classiques, la richesse est matérielle, ou réelle, elle nʼest donc pas monétaire. Soit la richesse dʼune nation consiste en lʼabondance de marchandises utile et non dans les métaux précieux qui se trouvent dans les caisses du royaume. Smith écrit que “tout homme est riche ou pauvreselon lʼétendu des nécessités, des commodités et des agréments de la vie humaine dont il peut jouir”.
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ITE 1

Dans la richesse matérielle (de Smith), nous prenons en compte : - Les marchandises : nourriture, etc. - Les commodités : au-delà du nécessaire - Les agréments : les plus (pour les plus riches) Cette conception constitue une rupture avec les mercantilistes, pour lesquels ceuxsont les métaux précieux constitue la richesse. ** Nous pouvons distinguer deux formes de richesses :

Matérielle







Les classiques

Ce qui est utile














Monétaire
Les mercantilistes La monnaie (qui est frappée avec des métaux précieux)

La première rupture est implicite (Cf. Définition) pour les mercantilistes il faut enrichir lesouverain et non le peuple. Le symbole de ce principe est le roi Louis XIV. Pour Smith cʼest le peuple qui sera au centre de la richesse et non plus le souverain. Il faut distinguer richesse et valeur :

Richesse









∑ valeur dʼusage

Marchandises pour
satisfaire






Valeur
Valeur dʼéchange : proportion dans laquelle une marchandise
sʼéchangeRicardo dit que la richesse dépend de lʼabondance alors que la valeur dépend de la difficulté ou de la facilité de production. * Supposons : T1 : 10 000 H de travail
T2 : 10 000 H de travail


1000 Paires de chaussures 2000 Paires de chaussures

Entre la période T1 et la période T2 nous pouvons voir que la production de chaussures a été multipliée par 2. Nous pouvons donc en déduire que larichesse de la nation (de la société) à été multipliée par 2 car il y a deux fois plus de chaussures. Cependant, nous pouvons aussi conclure que la valeur unitaire de chaque chaussure à été divisée par deux car à T2 en un même laps de temps il y a eut production du double de la quantité de la production de T1.

1.1.2 Des rapports sociaux
Pour la micro la somme est égale à la totalité. Chez les...
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