L'education nationale, grand corps malade?

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  • Publié le : 8 mai 2010
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« Education Nationale, Un grand corps malade » est un documentaire réalisé par Emmanuel AMARA et Jean-Philippe AMAR, au cours l’année scolaire 2006-2007.
Diffusé en septembre 2007 sur Canal +, ce documentaire met en exergue les défauts de notre système d’apprentissage, de l’école primaire à l’université et tend à dénoncer les méthodes et programmes proposés par l’Education Nationale.Certes, ce documentaire prend parti, ce que les auteurs assument complètement, mais le plus important est qu’il est totalement exempt de langue de bois.
Ce documentaire a été diffusé en pleine période de rentrée des classes alors même que le climat social était très tendu avec l’annonce de Xavier DARCOS de supprimer 11 200 postes, dont 9 000 concernent les enseignants, et de changer lesprogrammes scolaires de l’école primaire. De plus, le Haut Conseil à l’Education (HCE) venait de publier un rapport très critique vis-à-vis du système, insistant sur le fait que « rien n’a évolué depuis 1998 » et que « les résultats continuent de se dégrader ».

I. Documentaire : Education Nationale, Un grand corps malade

Dès le début du documentaire, la tendance est donnée : un ton vifet tranchant qui présente le système scolaire comme une « escroquerie, d’une brutalité sans nom » et même comme un « crime » à l’égard des élèves.

Le système éducatif français est décrit comme peu efficace et inégalitaire : malgré des moyens considérables (premier budget de l’Etat), il ne remplit plus sa fonction correctement. Au sein de l’Education Nationale, se sont succédés 123ministres qui ont tous tenté de remédier à l’inégalité croissante que produit notre système. Le constat qui en ressort est alarmant : la réforme est délicate voire impossible. Ainsi, Valérie PECRESSE, ministre de l’Enseignement Supérieur en a fait l’amère expérience, avec sa réforme des universités : la pression des syndicats a été si forte qu’elle a du renoncer à la sélection à bac + 4. Pourtant,l’éducation qui représente l’avenir de notre nation va mal et a réellement besoin de se réformer.
Jean-Paul BRIGHELLY, agrégé de Lettres et professeur de français en classes préparatoires à Montpellier part d’un constat simple : le taux de réussite au baccalauréat est de 83% et pourtant seul un étudiant sur deux réussit en première année de faculté. Selon lui, une sélection est nécessaire car il estaberrant d’accepter des élèves dont « on sait précisément qu’ils vont se faire exploser en vol. ».
Gilles de ROBIEN s’est évertué, tout au long de son mandat, à prôner les vertus de l’université pour tous mais la réalité est tout autre : « l’université est au bord de la crise cardiaque » .
Jacques MARSEILLE, professeur à l’Université Paris I-Sorbonne et éditorialiste, considère que les lycéens quivont à l’université sont pour la plupart indécis quant à leur avenir et ne se sont pas construits de parcours pour réussir. Il apparaît que ces élèves se posent pourtant beaucoup de questions quant à leur avenir, mais entre les filières bouchées, le peu d’informations fournies par les Centres d’Information et d’Orientation (CIO) et les orientations hasardeuses dès la troisième, beaucoup choisissentl’université par défaut. Jacques Marseille va même plus loin en qualifiant l’université d’« illusion que l’ont offre aux enfants des classes moyennes et populaires qu’avec un diplôme bac plus deux, bac plus trois ou bac plus quatre, ils auront une situation meilleure que celle de leur parents. ».
Pedro CORDOBA, professeur à l’université Paris IV-Sorbonne, rejoint Jean-Paul BRIGHELLY sur lanécessité d’une sélection car tout le monde n’a pas les capacités nécessaires pour suivre ce type d’études. Ainsi, la faculté de Sciences d’Orsay (Université Paris Sud) a mis en place un filtre, une année zéro, la PCSO qui donne aux étudiants les bases scientifiques qu’ils n’ont pas eues au cours de leur scolarité mais qui leur permettront de réussir en première année. En effet, il ressort que le...
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