L'education sentimentale

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  • Publié le : 5 novembre 2010
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Séquence : scènes de première rencontre
FLAUBERT, Frédéric Moreau et Marie Arnoux dans L'éducation sentimentale,

En quoi s'agit -il d'une scène de première rencontre?
La naissance de l'amour ?
Le coup de foudre
Le mot « apparition » implique une vision soudaine. L'effet de rupture est renforcé par le passage à la ligne, l'isolement typographique de la 1ère phrase etl'emploi du passé simple : « Et ce fut comme une apparition ».
La violence du coup de foudre est soulignée également par le choix du terme qui introduit le motif du regard. Il s'agit d'un « éblouissement » qui constitue une hyperbole significative. Et effectivement, la vision de la femme annule tout l'environnement puisqu'il est précisé que Frédéric « ne distingua personne ».
Untrouble extrême envahit donc le personnage
Les champs lexicaux du regard et de la lumière se croisent pour suggérer l'idée de l'aveuglement qui va avec l'amour.
Le personnage s'attache à chaque détail avec minutie, ses sens sont à l'affut, il n'arrive pas à détacher son regard de la jeune femme->fascination
On peut noter le mélange « classique »de stupéfaction etd'admiration devant une beauté si parfaite.
Le désir physique se confond avec la curiosité et l'envie de tout connaître de l'autre.(cf. les passages à l'indirect libre qui rapportent les interrogations du personnage.)
La mise en place d'une stratégie pour approcher l'être aimé
Bien que fasciné le personnage ne reste pas immobile. Il cherche à masquer son émotion, puis àtrouver un endroit d'où il pourra la contempler discrètement.
Il cherche à s'approcher et saisit l'occasion du châle qui tombe.

Le portrait d'une inconnue
découverte progressive de l'autre, la fonctions réaliste et esthétique du portrait :
La description est précise et permet au lecteur d'imaginer la figure féminine: une vue d'ensemble, puis à partir duverbe « regarda », mouvement descendant du chapeau à la robe. Le portrait est véritablement développé pour lui même, ce qui montre que c'est un moment fort.
Une dimension picturale est suggérée par la fin du 3è § : « tout sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu ». Dans l'ensemble, une attention toute particulière est portée aux couleurs, aux contrastes et à la lumière.
Unedescription euphorique, subjective (fonction symbolique du portrait)
une description subjective ( focalisation interne)à travers laquelle on lit les sentiments de Frédéric : « pressait amoureusement » « les rubans palpitaient » « cette splendeur de sa peau ».
Ton laudatif « jamais il n'avait vu... », « splendeur », « séduction »,  « finesse », champ lexicalde labeauté,hyperboles.
la sacralisation et l'idéalisation de la femme aimée( fonct° symbolique suite)
Dimension aérienne du portrait : le vent qui fait palpiter les rubans, la mousseline, le ciel bleu, couleurs pales ->idée de légèreté.
Une interprétation symbolique aussi possible puisque les couleurs et la forte présence de la lumière et du ciel revoient à l'idée de pureté. Le mot« apparition » ayant un aussi sens religieux trouve alors une place dans cette interprétation. La position de madame Arnoux penchée sur son ouvrage puis sur son enfant rappelle la tradition picturale des  « Vierges à l'enfant » . Par la suite, on apprendra qu'elle s'appelle Marie !

Une rencontre fantasmée
l'absence d'échange
La focalisation ne correspond qu'au point devue de Frédéric.
Le discours indirect libre traduit l'état intérieur de Frédéric auquel rien ne répond du côté féminin.
« leurs yeux se rencontrèrent » n'apparait qu'à la fin et ne débouche pas vraiment sur un véritable coup de foudre avec la réciprocité et les effets de symétrie de la Princesse de Clèves.
« en même temps qu'il passait, il leva la tête ». C'est lui...
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