L'eglise et la question sociale (1789-1848)

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  • Publié le : 13 février 2010
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Elise Goebel Exposé : plan détaillé et bibliographie Le 12/11/2009

L’Eglise et la question sociale

Au XVIIIème siècle en Europe, l’Eglise était aussi importante, sinon plus, que l’Etat. Les monarques tenaient leur pouvoir absolu de « droit divin » et la vie du peuple était rythmée par la vie religieuse. Cependant,les révolutions successives viennent bouleverser cet ordre établi. Les Lumières qui imprègnent l’Europe à la fin du siècle refusent l’obscurantisme et le dogmatisme. Les idées de ces philosophes ainsi que les progrès des sciences induisent un phénomène de déchristianisation. En France, les régimes successifs, sans être irréligieux, écartent progressivement l’Eglise du politique et donc de lasphère publique (le Concordat de 1802, le « Roi des barricades » de 1830). La sécularisation est continentale, présente dans toute l’Europe. Parallèlement, les progrès des sciences ont entrainé la première révolution industrielle dès la fin du XVIIIème siècle au Royaume Uni. L’industrialisation gagne ensuite l’ensemble du continent qui s’ouvre progressivement au libéralisme et à l’économie de marché.Le réseau ferroviaire se développe et les villes grandissent même si l’Europe reste principalement rurale. La révolution industrielle provoque donc de fortes mutations de la société et il convient de s’interroger sur les rapports qu’ont entretenu l’Eglise et ses mutations.
L’Eglise se définie comme l’ensemble des membres et de leurs représentants appartenant à l’une des trois confessions duchristianisme : catholicisme, orthodoxie et protestantisme La question sociale considère les problèmes sociaux soulevés par l’industrialisation, les conséquences de la révolution industrielles pour la population en termes de conditions de vie et de travail. Quels changements sociaux la révolution industrielle a-t-elle induit et comment l’Eglise y a-t-elle répondu ?
L’industrialisation et lecapitalisme non règlementés induisent une misère aussi bien urbaine que rurale (I). Cette question sociale entraine la création de nombreux mouvements en réaction au sein de l’Eglise (II) Mais ils restent cependant isolés et l’Eglise ne répond pas de manière uniforme (III).

I. Les mutations d’une société

A. Une population miséreuse

a. L’absence de législation
(Industrialisation « sauvage » : aucune législation sur les conditions de vie et de travail.
( En justice : la supériorité du patronat
Depuis le Ier Empire : l’ouvrier est cru sur preuve et le patron sur parole ( aucune protection au niveau du droit.

b. Misère : prolétariat et paupérisme
( Un prolétariat exploité et un nouveau type de pauvreté : le paupérisme
Conditions de travail+ vie = quartiers insalubres (alcoolisme + prostitution), absence de sécurité sociale …etc.

( Misère aussi dans les campagnes
Faible modernisation
Dépendance personnelle toujours présente et persistance du servage

B. Les émeutes
a. Urbaines
1831 - 1834 : émeutes de canuts lyonnais
1834 : insurrection Parisienne

b. Les crises successives descampagnes
1817 : dernière grande crise de subsistance dans toute l’Europe
Dès 1830, troubles paysans notamment dans les territoires Habsbourg
Troubles de 1848 : révoltes contre les grands propriétaires.

( Un ensemble de crises qui induisent une réaction aussi bien du gouvernement que de l’Eglise

II. Conduisent à de nombreuses initiatives des croyants

A. Incompatibilité entre ledroit et la justice inspirés de l’Evangile et le nouveau monde industriel

a. La doctrine évangélique comme réponse à la question sociale
( La doctrine évangélique comme fondement d’une nouvelle cohésion sociale ?
Des croyants qui s’affirment contre les problèmes de l’industrialisation
( Une tradition du Moyen Age : le devoir de charité

b. Une réponse tardive...
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