L'emploi dans le secteur tertiaire

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 14 (3450 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
ANALYSE DE LA CROISSANCE ECONOMIQUE SECTORIELLE DU MAROC

Introduction:

L’économie marocaine a été fortement marquée entre les décennies 80 et 90 par une dépendance de la croissance vis-à-vis du secteur agricole. En effet, le ralentissement de la croissance observée au cours de cette période est essentiellement dû à la sécheresse ayant sévi à cette époque. 
Mais à partir de 1996, le Marocs’est positionné dans une phase de reprise qui s’explique par :
( La contribution positive du secteur primaire (élevage, pêche)
( Le dynamisme de certains secteurs porteurs tels que les télécommunications et le tourisme qui ont permis une croissance soutenue du PIB hors agricole 
Ainsi, on a pu constater, pour la première fois dans l’histoire économique du Maroc, que malgré trois annéessuccessives de sécheresse (1999, 2000, 2001), la croissance n’a pas reculé.
Cela signifie que le Maroc commence à disposer d’un appareil productif diversifié dont certaines branches s’autonomisent de plus en plus par rapport à l’aléa climatique.
Une attention particulière a été accordée dans ce cadre à l’exploitation prometteuse de certains secteurs porteurs :
• Tourisme ;
• Nouvelles branches del’industrie (électrique et électronique) ;
• Pêche maritime;
• Artisanat;
• Habitat ;
• NTIC.

Cela est clairement défini dans la politique économique du Maroc telle qu’elle ressort de son cadre de référence et telle qu’elle a été rendue impérative par la tendance de notre économie à intégrer son environnement international.
Toutefois, cette tendance à l’autonomisation de la croissance économiquevis-à-vis du secteur agricole n’est pas encore suffisamment consolidée. En témoigne la croissance limitée du PIB hors agricole en 2002 de 2.8%.

Le choix stratégique d’assurer une indépendance de l’économie nationale vis-à-vis des aléas climatiques doit être renforcé par des actions favorisant la pérennisation structurelle des retombées positives des secteurs porteurs et à forte valeur ajoutée.Aussi l’appareil productif doit-il s’orienter davantage vers la diversification de la production, atténuant ainsi la spécialisation dans les produits fortement concurrencés et sous demandés sur le marché international.
Partant de ce cadre général, le plan de ce rapport sera décliné ainsi qu’il suit :
- Le premier chapitre traitera d’une manière sommaire de la situation et de l’évolution desprincipaux secteurs de l’économie nationale durant les deux décennies 80 et 90.
- Le deuxième chapitre tentera d’aborder l’évolution de certains secteurs économiques importants à travers des comparaisons entre les années 2001et 2002 ainsi qu’à travers les estimations et les tendances de l’année 2003. Ce chapitre sera traité dans un cadre d’analyse se rapportant aux termes du cadre de référence(orientations royales, déclaration de la politique du gouvernement, …).
La conclusion sera consacrée à quelques suggestions visant l’amélioration de la performance de la politique économique marocaine.

CHAPITRE I

A / Situation économique nationale au cours des décennies 80 et 90

La situation économique nationale durant les deux décennies 80 et 90 s’est caractérisée par un ralentissement de lacroissance. En effet le PIB a évolué au rythme de 3.3% en moyenne annuelle. Ceci est dû essentiellement à : 

- La récession du secteur agricole durant cette période, avec un rythme annuel moyen de 1.8%. La croissance économique constatée au cours de la décennie 90 (notamment en 1996) a été plutôt redevable aux secteurs secondaire et tertiaire sous l’impulsion des secteurs du BTP, des mines etd’énergie pour le secteur secondaire d’une part, et du tourisme, du transport et du commerce pour le secteur tertiaire, d’autre part.
- La baisse de la productivité globale des facteurs ( travail, capital), due aux chocs interne et externe subis par l’économie nationale durant les années 90, et due également à des raisons structurelles liées à la valorisation insuffisante du capital humain...
tracking img