L'erreur de la 2 g mondiale à royan

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  • Publié le : 10 avril 2011
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Introduction

Lors de la Seconde Guerre mondiale, qui se déroule du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945, le territoire français s’oppose à l’empire du Reich allemand. Royan est alors victime de deux bombardements. Le premier se produit dans la nuit du 4 au 5 janvier 1945 et le deuxième pendant la journée du 15 avril la même année, à la veille de la libération de la poche de Royan. Le 17août 1944 Adolf Hitler, le chancelier allemand qui a prit le pouvoir en 1933 par un coup d’Etat, ordonne à ses troupes que les forteresses du mur de l’atlantique, qui s’étendent de la frontière hispano-française jusqu’au nord de la Norvège, soient défendues pour retarder l’avance alliée. Le siège de Royan, par les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) commence le 12 septembre 1944 . C’est le débutde la poche de Royan: elle forme une sorte de quadrilatère de 30 kilomètres sur 15 et est protégée par de nombreux blockhaus. Cette zone enclavée est un territoire allemand, en marge de la France libérée. La population royannaise survit tant bien que mal, assiégée par les forces ennemies. L’évacuation des civils est négociée entre allemands et FFI le 8 octobre 1944. Deux mille Royannais ne s’yplient pas, pour préserver leurs biens. Deux vagues de bombardements aériens menées par la Royal Air Force (armée de l’air britannique), du 4 au 5 janvier ravagent la ville pour anéantir les troupes allemandes. Et par la suite, un second raid aérien a lieu le 14 et 15 avril à Royan. Le 17 avril 1945, Royan est alors libérée. Après la libération, Royan se réduit à un quadrilatère de 2500 mètres sur400 complètement rasé. Comment certains témoignages de royannais éclairent-ils la vision que l’on peut avoir des bombardements de la Seconde Guerre mondiale? Dans un premier temps nous allons parler des circonstances de chaque bombardement, puis des moyens utilisés, ainsi que des témoignages recueillis auprès de personnes ayant vécu ces évènements par des séquences filmées personnelles et desdocuments trouvés au cours de nos recherches. Pour finir, nous avons été à la 66ème cérémonie de commémoration du bombardement de Royan, qui s'est déroulée le mercredi 5 janvier 2011.

I – Bombardement du 4 au 5 janvier

Le 18 septembre 1944, à Saintes le général de Gaulle a décidé de faire libérer les poches bloquant le port de Bordeaux (Royan et Pointe de Grave). Le 21, il a écrit au généralEisenhower en ce sens. L'état major allié en Europe a été chargé de préparer cette opération.

Le 7 octobre 1944, le général de Gaulle a annoncé au général de Lattre de Tassigny, commandant la 1ère armée française, qu'il va être obligé de lui retirer deux divisions; la première division de la France libre (DFL) et la première division blindée (DB), pour renforcer les FFI (Forces françaises del'Intérieur ) déjà engagés sur le front de l'Atlantique Sud. A la fin novembre, l'état major allié en Europe a accepté la date du 25 décembre pour déclencher l'opération «Indépendance». Un bombardement aérien a été prévu dans le cadre de cette opération. Les communications entre l'Amérique et la France sont alors mauvaises.

Entre temps, fin novembre, les derniers convois d’évacuation quittent Royan.Partir ou rester, telle est la question. Pour ceux qui avaient de la famille, dans des lieux sûrs, c’est plus facile, mais partir sans savoir ce que l’on va retrouver, c’est dur. Les enfants ont tous été évacué.

Le 10 décembre 1944, le général de Larminat est en réunion à Cognac avec le général américain Ralph Royce, commandant de la First Tactical Air Force, rattachées au sixième groupe d'arméesalliées, dont les PC se trouvent à Vittel Ils décident d’un commun accord de faire bombarder les positions allemandes de la Coubre et de la Pointe de Grave,sachant que les civils français ne seraient pas totalement évacués. Cette rencontre se déroule en présence du général Corniglion-Molinier, commandant les forces aériennes françaises de l'Atlantique. Le mauvais temps ne permettait pas des...
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