L'etat providence

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  • Publié le : 6 mai 2010
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Antoine Dumortier
EF1
Fiche technique sur l’Etat Providence
Définition générale et étymologie L’expression "État-providence" désigne l’ensemble des interventions de l’État dans le domaine social, qui visent à garantir un niveau minimum de bien-être à l’ensemble de la population. On parle d’Etat-Providence pour caractériser une organisation sociale dans laquelle l'État joue unrôle central de régulation de l'économie et de redistribution des richesses et des revenus, afin de réaliser ces objectifs de « justice sociale ».
L’État providence s’oppose à la vision d’un État gendarme, dans laquelle l’intervention publique se limite aux fonctions dites régaliennes (police, armée, justice).
En France, origine contestée du terme : Développé au Second Empire par desrépublicains français qui critiquaient la philosophie trop individualiste de certaines lois (comme la loi Le Chapelier[] qui interdisait les syndicats), et préconisaient un « État social ».
Employé pour la première fois par le député Emile Olivier en 1864, de façon péjorative (remise en cause de la capacité de l’Etat à mettre en place un système de solidarité national efficace).Wohlfahrtsstaat : le terme allemand fut utilisé vers 1870 pour décrire un système qui annonce les politiques bismarckiennes en matière sociale.
Welfare State_ _: terme forgé dans les années 1940, qui coïncide avec les politiques keynesiennes de l’après-guerre. L’expression veut frapper les esprits en s’opposant au warfare state de l’Allemagne nazie.
La notion actuelle d’Etat Providencecorrespond au terme anglais.
Comment se caractérise l’Etat Providence ? 3 fonctions fondamentales de l’intervention de l’Etat : Typologie proposée par Robert Musgrave à la fin des années 1950 :
une fonction d’affectation : l’État affecte des moyens à la prise en charge de certaines productions non marchandes : éducation, infrastructures publiques, services publics divers… ;une fonction de répartition : l’État peut redistribuer les richesses entre les citoyens ;
une fonction de stabilisation : l’État doit réguler l’économie afin de prévenir les déséquilibres qui pourraient dériver d’un « laissez-faire » excessif.
Distinction classique entre modèle Bismarckien et modèle Beveridgien : Le système bismarckien est fondé sur le mécanisme des assurancessociales, dans lequel les prestations sont la contrepartie de cotisations, tandis que le système beveridgien, financé par l'impôt, fournit des prestations uniformes à tous les membres de la société (bien que minimalistes à l’origine).
Typologie plus fine des systèmes d’Etat-providence
Analyse proposée par Gosta Esping-Andersen dans Les trois mondes de l’État-providence (1990) quidistingue trois grands régimes d’État-providence selon le degré de « dé-marchandisation » des sociétés. Par ordre croissant:
le Welfare State** libéral des anglo-saxons, où l’État n’intervient qu’en dernier recours et cherche à contraindre à un retour rapide sur le marché du travail ;
Les régimes conservateurs-corporatistes (l’Allemagne ou la France par exemple) basés sur le modèle bismarckienet où la qualité de la protection sociale dépend de la profession et des revenus dans une logique d'assurance ;
Les régimes sociaux-démocrates avec par exemple les pays scandinaves, où la protection sociale et les divers prestations sont universelles, ne dépendent pas des revenus et profitent tout autant aux pauvres qu’aux riches.
Quelles sont les conditions de sa genèse et de sondéveloppement ? Des lois sur les pauvres aux premières lois sociales Les « poor laws» anglaises : Dés 1601, l’État anglais prend en charge les indigents en Angleterre et se dote d’une législation, les « lois sur les pauvres » créant une assistance aux déshérités. C’est donc dès cette époque qu’est fait le lien entre misère et chômage.
interventionnisme social de l’État...
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