L'ethique et le moi

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  • Publié le : 30 décembre 2010
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L'ETHIQUE CONSISTE-ELLE EN UNE SOUMISSION DU MOI ?

Le terme éthique est aujourd'hui couramment employé, ainsi il remplacerai le terme moral qui fait plus ou moins « peur » selon la pensée des individus. L'éthique, est la somme de règles de conduite et de valeurs au sein d'une société. Ces règles sont donc à respecter afin de vivre harmonieusement en collectivité. Ainsi, le moi, comme sujet,est inséparable de l'éthique car, celle-ci le guide dans sa vie. Mais, ce chemin tracé n'est pas sans risque. En effet la morale peut parfois régner en maître sur le moi, qui lui sera alors soumis. Cette relation de dominant/dominné nous invite à nous demander : L'éthique consiste-elle en une soumission du moi ?
En effet, cette ligne de conduite n'est-elle pas transcendante au moi, au sens dusujet humain ? Ces valeurs ne lui sont-elles pas posées a priori ? Le moi n'est donc t-il pas soumis à l'éthique ?
Néanmoins, l'éthique n'est-elle pas paradoxalement posée pas l'individu lui-même ? Le moi se poserait donc des règles, mais en a t-il réellement besoin ? Ainsi le moi serait libre de se prescrire des lois et donc de les transgresser. Les valeurs auraient donc pour origine le sujethumain.
De ce fait, l'éthique serait liée à la vie en société. Mais l'homme a-t-il réellemnt besoin de vivre en communaté ? N'y a t-il pas des conflits sociaux qui poussraent l'homme à abandonner l'éthique ?

Il n'est pas facile de parler de la morale car, immédiatement des objections pleuvent. En effet, ne risque-ton pas en parlant d'une morale de privilégier un système de valeurs par rapportà un autre ? Mais cette volonté ne réside-t-elle pas dans la fin de vivre en accord avec la vie des autres, avec la vie au sens profond ? L'éthique soumettrait donc le sujet a vivre sous des règles qui lui prééxistes ; le moi ne serait pas libre de penser et d'agir comme il le désire.
Lorsque nous arrivons au monde, la loi, c'est-à-dire l'expression de la pratique de la raison qui règle lesrapports entre les hommes, est posée a posterori. Ainsi, nous pouvons tous faire le constat du jeune enfant qui se soumet à ces lois transcendantes, par peur de se faire punir. La première chose que l'être humain apprend est donc la maitrise de ses instincts. Il est vrai que la société dans laquelle il vit le lui impose car, sans cette régulation, la société ne peut se maintenir. De ce fait, pourFreud, nous subissons une première violence : la socialisation. En effet notre moi est tiraillé entre le ça, nos pulsions naturelles, et le surmoi, l'interiorisation des contraintes collectives ; c'est à ce dernier que nous devons nous soumettre afin d'être accepté par la collectivité, notre moi est donc dirigé par des règles morales, l'éthique. Nous éprouvons donc une vie difficile parce que lasociété est vécue d'abord comme ce qui brime notre liberté.
Nous devons donc être droit, suivre la rectitude des valeurs morales. De ce fait, dans l'idée de droit semble s'imposer à nous, à notre conscience, une contrainte, une règle qui va limiter noter activité spontanée. Pour la conscience naïve, cette limite est vécue comme une contrainte car, elle pense que la liberté c'est faire ce dont on aenvie. D'où la maxime « la liberté s'arrête là où commence celle des autres », nos comportements seraient donc restreints par ceux d'autrui, par le respect d'autrui. Ainsi tout droit d'un ego suppose le devoir d'un alter.
Les droits et devoirs sont définis par la loi. Il y a donc une certaine exigence extérieure à agir d'une certaine manière, c'est, pour reprendre le terme de Kant, l'hétéronomie.Nos actes sont donc conditionnés par des règles extérieures. Nous pouvons alors prendre l'exemple de la politesse, imposée par le code social ; celle-ci engage les individus à se respecter, et ce suivant des règles comportementales propre à chaque société. Le devoir est donc une obligation, or cette obligation est créée parla société, elle est donc extérieure au moi qui lui est alors soumis,...
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