L'europe de 1945 à nos jous

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 15 (3558 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 25 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
L’Europe de 1945 à nos jours

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Guerre Froide divise l’Europe en deux. L’Europe de l’Ouest, avec l’aide américaine, se lance dans un processus long et difficile à mettre en œuvre, celui de la construction européenne. A l’inverse, l’Europe de l’Est est satellisée par l’URSS. C’est le temps des démocraties populaires. En 1989, l’implosion du blocsoviétique ouvre la voie à l’élargissement vers l’Est de l’Union Européenne. Ces transformations sont un défi pour l’UE qui doit repenser son mode de fonctionnement.
Comment l’Europe a-t-elle su dépasser ses divisions du temps de la Guerre Froide pour aboutir à la construction, encore inachevée, de l’Union Européenne ?

I- L’Europe de l’Ouest en construction jusqu’à la fin des années 1980 :

a)-Les buts de la construction Européenne :

Si l’idée d’une Europe unie date de plusieurs siècles, c’est le traumatisme causée par la 2GM qui va aboutir à des mesures concrêtes, issues d’une volonté communes. L’action des « pères fondateurs » de l’Europe est déterminante : Jean Monnet et Robert Schuman pour la France, Konrad Adenauer en Allemagne, Paul Henri Spaak pour la Belgique et Alcide deGasperi pour l’Italie. Ils sont des européistes convaincus = partisans de la construction européenne. En mai 1948, c’est Churchill qui au congrès de La Haye, lance un appel pour construire les « Etats-Unis d’Europe ». Plusieurs facteurs expliquent cette volonté :

- Une volonté de garantir la paix en Europe
- réagir à la menace soviétique dans un contexte de guerre froide
- défendre ladémocratie libérale, l’économie de marché et l’Etat-Providence
- enrayer le déclin national des pays
- conserver une existence sur la scène mondiale dans le contexte de décolonisation

En 1947, les USA proposent une aide aux Etats européens, le plan Marshall. Pour répartir cette aide, en avril 1948 est créée l’OECE, Organisation européenne de coopération économique. C’est une première forme decoopération européenne. En 1949, l’alliance militaire du traité de l’Atlantique Nord est signée. L’Europe va ainsi se construire dans le cadre de la GF comme un espace de défense des libertés opposé à l’expansion communiste (coup de Prague, blocus de Berlin).

En 1949, plusieurs mouvements européens créent le « Conseil de l’Europe » dans le but est de définir une Europe politique garante des libertéset des droits de l’homme, en excluant les pays de l’Est. Mais cette organisation n’a pas de réels pouvoirs.

b)- Quelle Europe construire ? (1945-1957) :

Des conceptions divergentes s’opposent. Les fédéralistes sont les partisans d’une Europe supranationale, c’est-à-dire que les décisions qui seraient prises par l’Europe s’imposeraient à tous les Etats membres qui perdraient ainsi une partiede leur souveraineté. A l’inverse, les unionistes sont partisans d’une simple association entre Etats, sans perte de souveraineté.
En 1951, par le traité de Paris, Jean Monnet, Robert Schuman et Konrad Adenauer créent la CECA, Communauté européenne du charbon et de l’acier. Elle regroupe six pays européens:  Bel, Pays-Bas, Lux, F, It, RFA. Les droits de douane pour le charbon et l’acier sontsupprimés et les productions sont mises en commun. C’est un succès économique, les productions augmentent rapidement. C’est aussi un succès politique pour les fédéralistes car la CECA repose sur la réconciliation franco-allemande et elle est un point de départ pour la construction d’une Europe supranationale.

En 1950, le français René Pleven propose de créer la CED, Communauté européenne dedéfense. Il s’agit de la création d’une armée européenne placée sous le contrôle d’une autorité supranationale. Les USA qui veulent réarmer la RFA pour contrer la puissance militaire soviètique en Europe y sont favorables. En mai 1952, le traité de Paris signé par 6 Etats fonde la CED. Mais la France ne le ratifie pas et refuse d’y adhérer en 1954. Elle voit d’un mauvais œil le réarmement allemand...