L'euthanasie

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  • Publié le : 28 octobre 2011
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L’EUTHANASIE
INTRODUCTION
Définition du dictionnaire encyclopédique QUILLET : nom féminin qui nous viens du grec et signifie «mort douce » ; décomposée comme suit : eu = bien et de thanatos = mort.
Mort douce, exempt de douleurs, dans un sommeil provoqué à l’aide de substances calmantes (morphine, barbituriques), qui évite à un malade, dont l’état est désespéré, des douleurs intolérableset incessantes ou même une déchéance physique ou intellectuelle sans remède.
Le mot a été inventé par le philosophe anglais Francis Bacon (1561 – 1626)
POUR L’HISTOIRE :
Au XIXè siècle, son sens premier s’adresse en particulier aux adeptes de l’élimination « douce » de populations « non désirables » puis d’élimination de ces populations sans que le sens de « bonne mort » ne soit retenu.
Cespratiques d’euthanasie atteignent leur apogée lors de leur première réalisation à grande échelle par le troisième Reich : Le programme Aktion T4 : assassinat systématique de plus de 100 000 « aliénés » et handicapés, inscrit dans le programme d’hygiène raciale des nazis, élimination planifiée des juifs, mais aussi des tsiganes et d’autre populations considérées indésirables.
Jusqu’à la fin du XIXèsiècle il a cet emploi d’ « adoucissement de la mort » : traitement médical pour procurer une mort facile et sans douleur ».

Dans la décennie 1970, dans le cadre de ce que l’on commence à appeler acharnement thérapeutique, (poursuivre un traitement lourd qui devient disproportionné par rapport au bien qu’en retire le patient), on revient à un emploi plus proche du sens initial :L’euthanasie est une action ou une omission, dont l’intention première vise la mort d’un malade pour supprimer la douleur. C’est une mort imposée qui s’oppose à la mort naturelle.
Dans l’état actuel des mœurs et de la législation, l’euthanasie proprement dite peut toujours être considérée comme un assassinat et l’Académie des sciences morales et politiques l’a condamné comme immorale et dangereuse (1949).L’Eglise la condamne elle aussi (CACOTHANASIE).
Un débat de société, une question existentielle, dont nous trouvons trace au début du XXe siècle dans un ouvrage de deux universitaires allemands qui posaient déjà le souci de justifier juridiquement et médicalement l’euthanasie, question fondamentale du XXIème siècle.
Dans tous les pays développés, les avancées de la médecine permettent de maintenirartificiellement en vie, parfois pendant de longues années des personnes plongées dans un coma profond et irréversible. Par ailleurs, l’évolution des mentalités et la priorité donnée au respect de la volonté individuelle conduisent certains à revendiquer le droit de pouvoir décider eux même du moment de leur mort.
L’actualité de ces derniers temps fait remonter des limbes culpabilisatrices, deshistoires de vie, des histoires de mort, (l’affaire UMBERT), jusque là vécues dans le silence et l’anonymat, grandes muettes de notre société.
Cette controverse va nous pousser à explorer diverses catégories socio- professionnelles en France et faire un comparatif avec d’autres Etats afin d’aborder de façon édifiantes l’évolution de ce fait, grand débat de société.
Pour ce faire, nousaborderons cette problématique en présentant ses divers aspects.

PROBLEMATIQUE
Est-il inhumain de laisser souffrir les incurables et faudrait-il hâter leur fin ; ou encore, un médecin devrait-il s’octroyer le droit d’abréger les agonies lentes et douloureuses ?
Il est d’usage de séparer l’euthanasie active, qui désigne un acte volontaire en vue d’abréger la vie du patient de l’euthanasie passive,qui consiste à cesser un traitement curatif ou à arrêter l’usage d’instruments ou de produits maintenant un patient en vie.

L’euthanasie peut recouvrir plusieurs formes :
• Euthanasie active : l’administration délibérée de substances létales dans l’intention de provoquer la mort à la demande du malade qui désire mourir ou sans son consentement, sur décision d’un proche ou du corps...
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