L'homme au rats

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  • Publié le : 24 novembre 2011
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Ex. de L'homme aux rats
A 12 ans, il trouvait qu'une de ses camarades n'était pas assez affectueuse avec lui. Il se dit qu'elle serait plus affectueuse s'il lui arrivait un malheur. Il imagine la mort de son père. Au niveau conscient, au lieu que ce soit une idée chargée d'affects, il ne le souhaitait pas réellement. Cette représentation reste et avec l'âge un sentiment de culpabilités'installe. Lorsque ce phénomène se manifeste au niveau de la cure analytique, Freud respecte cette pensée manifeste et voit si cette culpabilité se rattache non pas à un acte coupable mais à un désir inconscient coupable, on prend au sérieux les obsessions de l'obsédé. Au niveau de l'obsédé, le conflit intrapsychique se passe sur la scène du Moi.
En 1896, dans 'nouvelles remarques sur les psychonévrosesde défense', Freud donne la description suivante des symptômes obsessionnels : ce sont des reproches transformés faisant retour lors du refoulement et se rapportent toujours à une action sexuelle que l'enfant accomplit avec plaisir. La découverte du complexe d'Œdipe va permettre à Freud de jeter un pont entre l'activité masturbatoire du garçon et le sentiment de haine exprimé par le père. Jusqu'en1913, moment de l'étude sur la disposition à la névrose obsessionnelle, la question de l'articulation très intime entre un reproche concernant une activité sexuelle et une pensée criminelle restera plus ou moins obscure dans l'élaboration freudienne. En 1896, Freud écrit la symptomatologie des obsessions en parallèle avec celle des symptômes hystériques en distinguant 4 phases. Une premièrepériode d'immoralité infantile où surviennent les événements qui contiennent le noyau de la névrose ultérieure. D'abord, l'expérience de la séduction sexuelle passive comme aussi à l'hystérie qui rend plus tard possible le refoulement. Ensuite, les actions d'agressions sexuelles contre l'autre sexe qui à l'opposé de l'hystérie présuppose une recherche active de plaisir. Ces actes ne sont pas sujets à desreproches. Deuxième phase, une phase de refoulement conséquent d'une maturité sexuelle souvent précoce chez l'obsédé. Le souvenir de l'événement sexuel actif à qui se rattache un sentiment de reproche se trouve entraîné dans l'inconscient par l'événement plus profond qui est la scène de séduction passive. Troisième phase, avec le début de la période de latence, ce refoulement réussi est remplacépar des formations réactionnelles qui se fondent sur des mécanismes de contre investissement, période de santé apparente et de défense réussie. Quatrième phase, période des obsessions proprement dites, elle se caractérise par un retour des souvenirs refoulés, par l'échec de la défense ou par suite des perturbations sexuelles actuelles. Ce qui apparaît au niveau de la conscience ne sont pas lessouvenirs pathogènes mais des formations de compromis entre des représentations refoulées et refoulantes. Par rapport à l'étiologie de l'hystérie, on est en présence d'une complication des mécanismes à l'heure du symptôme. Deux phases de séductions sexuelles (active-passive) et deux catégories de mécanismes de défense (le refoulement et la formation réactionnelle). Le destin très différent subit parl'affect dans la névrose obsessionnelle en comparaison avec l'hystérie. L'affect dont le Moi a souffert demeure sans changement et sans interaction après comme avant, la seule différence étant que la représentation inconciliable est exclue du souvenir. L'ensemble de la modification est resté dans le domaine psychique. La relation entre l'excitation psychique et l'innervation somatique n'a subitaucune modification. Tout dans l'hystérie présuppose un déplacement d'un conflit psychique vers un conflit somatique. Dans la névrose obsessionnelle, rien ne se déplace dans le corporel.
En ce qui concerne le destin de l'affect, dans le cas des obsessions, Freud distingue deux cas de figure, l'un où l'affect qui devrait être un affect de reproche se trouve comme neutralisé, il est presque absent...
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