L'homme et la mer, victor hugo

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  • Publié le : 29 décembre 2010
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L’homme et la mer, Baudelaire

Charles Baudelaire est un auteur du XIXème siècle, il fait parti de la génération des poètes maudits, c’est à dire qu’il se sent incompris par les gens de son époque. En 1857, il publie les Fleurs du Mal, intégrant la quasi-totalité de son œuvre poétique depuis 1840. La partie Spleen et idéal, première partie du recueil contient 85 poèmes exprimantprincipalement la mélancolie et le désespoir. L’homme et la mer est le 14ème poème de cette section. A travers ce poème de quatre quatrains d’alexandrins, Baudelaire chercher à établir une relation entre l’homme et la mer, à montrer qu’ils égaux avant de briser cette égalité.

Le poète cherche à établir une relation entre l’homme et la mer. L’auteur commence le premier vers pars « Homme libre, toujours tuchériras la mer », il établit ici entre les deux protagonistes une relation qui se veut éternelle « toujours ». Dans le titre, il utilise la conjonction de coordination « et » qui renforce ce lien, ils sont indissociables l’un de l’autre. Plus que ça, ils sont de la même famille, « frères » (v.16). Il commence par s’adresser à l’homme en utilisant le pronom « tu » (v.5), avant d’effectuer unecertaine fusion entre les deux, en utilisant « vous » (v.9), il joue avec l’énonciation afin de faire de l’homme et de la mer un seul être, l’homme s’apparent et devient la mer. Baudelaire a organisé le poème selon une structure en miroir où l’homme regarde son double, son frère jumeau. La mer est le miroir de l’homme (v.2) qui lui permet de contempler son âme (v.2), l’homme a donc besoin de la merpour regarder en lui, il sont complémentaires. Le poème est construit de rimes embrassées, tantôt l’homme embrasse la mer, tantôt la mer embrasse l’homme, cela intègre une relation physique, en plus de spirituelle.

Le poète cherche à imposer une certaine égalité entre eux et à montrer leurs différents points communs. Il les élève au même niveau car il compare la mer à un être humain en lapersonnifiant, « tes richesses intimes » (v.11) et s’adresse à eux de la même manière, en les interpelant tour à tour par des apostrophes « Homme,» (v.10) ; »O mer, » (v.11). Il en fait les deux protagonistes du poème. En plus de leur parler de la même façon, il leur attribue les mêmes caractères en utilisant, vers 9, une antithèse « Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets », et ils sontégalement tous les deux insondables « Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes », est une synecdoque pour désigner son âme, et « O mer, nul te connaît tes richesses intimes » qui réfère aux abysses jamais encore découvertes par l’homme. Mais on remarque que Baudelaire fait une hypallage, car « rumeur »(v.7) et « abîmes »(v.10) sont associés à l’homme et non pas à la mer, et que les « richessesintimes » sont associées à la mer et non pas à l’homme. L’auteur fait donc un jeu sur le parallélisme nul n’a sondé/nul ne connaît qui montre une certaine face-cachée pour chacun des deux protagonistes qui entendent « garder (leurs) secrets » (v.12). L’auteur met en avant, dans les deux premières strophes, le sentiment de l’amour entre l’homme et la mer en utilisant le champ lexical de l’amour avec leverbe « chérir » (v.1), « plaire » (v.5 ), « embrasser »(v. 6) et le nom « cœur » (v. 6). Baudelaire utilise, enfin, la liberté comme point commun, il écrit que l´homme est « libre » (v.1) c´est-à-dire qu´il est indépendant et que personne ne peut le maîtriser, il est libre comme la mer que personne ne peut dominer. Il juge cette liberté très importante et primordiale car ses premiers mots sontl’apostrophe « Homme libre, » (v.1).

Bien que l’amour domine au long du poème, la dernière strophe vient casser ce que le poète avait instauré en incorporant le thème du combat et le thème de la mort. La mer et l’homme ne sont plus des frères jumeaux mais deviennent des frères ennemis. L’amour cède sa place au conflit. Il y a dont un paradoxe, car ils s’aiment mais se détruisent. Le titre...
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