L'homme a t-il besoin de travailler?

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  • Publié le : 7 juin 2010
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Philosophie

En premier lieu, le besoin désigne tout ce qui est nécessaire à l’homme pour assurer son existence. Cependant l’homme vie dans une nature qui lui est hostile et de laquelle il n’obtient pas directement les éléments qui lui sont vitaux. Ainsi l’assouvissement des besoins humains nécessite une transformation de la nature. L’acte par lequel l’homme va transformer la nature constituele travail. Le travail permet donc à l’homme de subvenir à ses besoins, mais en dehors de ce fait l’homme a-t-il besoin de travailler ? Quels réponses historiques a t’on fasse à cette question ? Que définit le travail chez l’homme ?Qu’apporte le travail ?

Si notre vision du travail est négative, c’est d’abord dans la mesure où il apparaît comme une contrainte. Cette vision repose surl’histoire du monde. Le travail est d’abord vu comme un châtiment, car Dieu sanctionne l’homme d’avoir croqué au fruit défendu, « Désormais, tu travailleras à la sueur de ton front » (Jéhovah). Ainsi l’état initial de l’homme était basé sur la plénitude éternelle, et dés lors qu’il fut sanctionné, l’homme devint mortel et condamné à travailler. Ainsi le travail est vu comme une punition, l’homme vatravailler pour se racheter, pour se faire pardonner du pêché originel. L’homme travail donc pour accomplir un devoir et non par sa propre volonté. C’est pourquoi nous percevons le travail comme une contrainte, comme une obligation dont l’exécution ne nous procure aucun plaisir.
L’esclavage a accentué cette vision péjorative du travail car l’esclavage c’est l’aliénation totale de l’homme dans ce qu’ilfait. C’est-à-dire qu’il n’appartient pas à son essence, il ne s’affirme pas en travaillant mais se nie, il ne déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit. Par conséquent, il se sent en dehors de soi. Le travail dans lequel l’homme s’aliène, est un travail de sacrifice de soi, de mortification. L’homme n’est plus son bien propre, mais celuid’un autre. L’aliénation représente la perte de soi-même. La perception de cette forme d’exécution du travail effraye l’homme car elle correspond à la perte de la possession de soi. Cette phase de l’histoire fait partie des justifications de la perception négative du travail. Cette vision négative ne permet pas à l’homme de voir en quoi le travail est bénéfique.
Cependant l’histoire nous aaussi révélé que lorsque l’homme a développer le langage et la faculté de communiqué il a aussi découvert l’outil, ainsi l’activité intellectuel et physique apparaît tout aussi primordiale que la parole et la communication. Cette découvert illustre la nécessité pour l’homme de travailler afin de subvenir à ses besoins. L’homme travail parce qu’il doit manger, boire, dormir, il travail donc pourproduire les éléments essentiels à sa subsistance. Pour se faire l’homme doit transformer son environnement afin de se libérer des contraintes naturelles que lui impose son milieu, « le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l’homme et la nature » (Marx). Le travail permet donc à l’homme de déjouer les lois de la nature, de le rendre libre. Cette liberté c’est ce que l’homme gagne entravaillant lorsque son travail n’est pas aliénant.

Ainsi le travail permet à l’homme de subvenir a ses besoins premiers, c’est l’aspect poïesis du travail, or les animaux subsiste sans pour autant que cela engendre une activité intellectuel de leur part. Cela ne suppose-t-il pas qu’il y a d’autres facteurs poussant l’homme à travailler ?

Le travail distingue l’homme des animaux.« L’hommene devait donc pas être dirigé par l’instinct ; ce n’est pas une connaissance innée qui devait assurer son instruction, il devait bien plutôt tirer tout de lui même. » (Kant). L’homme travail parce qu’il est l’être qui le seul a par nature la possibilité de la faire, les aptitudes qui ont rendu le travail possible. « Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, têtes et mains » (Marx)....
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