L'illusion comique

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  • Publié le : 29 novembre 2012
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L’ILLUSION COMIQUE

DATE : 1635

INTRIGUE : Dans l’Illusion Comique de Corneille, Primadant, grâce aux soins du magicien Alcandre, voit son fils Clindor se battre en duel et être conduit en prison. On s’aperçoit ensuite que ceci n’est qu’une pièce que Clindor est en train de jouer avec sa troupe.

PRESENTATION : L’Illusion comique est une pièce de théâtre en cinq actes écrite par PierreCorneille en 1635, représentée pour la première fois au théâtre du Marais en 1636. Lorsque Corneille écrit cette pièce, il a 29 ans et a déjà écrit sept autres pièces de théâtre dont des tragédies et des comédies. L’Illusion comique marque un tournant dans la carrière littéraire de son auteur puisqu’après l’avoir écrite, Corneille n’écrira plus que des tragédies (sauf Le Menteur, 1643). Dans cettepièce le dramaturge se sert de tous les genres théâtraux : « Le premier acte n’est qu’un prologue » qui s’inspire de la pastorale, « les trois suivants font une comédie imparfaite » ; puis cette « comédie imparfaite » évolue vers une tragi-comédie avec ces épisodes de rivalité, d’emprisonnement et de mort. « Le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie ». L’Illusioncomique résume donc tout l’univers théâtral ; aussi, à travers cette pièce, Corneille démontre sa maitrise du théâtre baroque.

ANALYSE :

I. L’Illusion théâtrale

* Pièce en trois plans : théâtre dans le théâtre, trois réalité
Le spectateur observe ainsi :
* La pièce cadre, c’est la réalité présente, celle du vrai spectateur : Primadant à la recherche de son fils Clindor faitappel au magicien Alcandre.
* L’irréalité passée, celle que le magicien évoque face à Primadant en faisant le récit de la vie de son fils avant qu’il arriva à Bordeaux. Il l’invite aussi à rentrer dans l’illusion, à regarder le spectacle de cette vie passée.
* L’irréalité théâtrale : le dispositif de voyeurisme imaginé par Corneille voit Primadant assister aux malheurs de sonfils. Il faudra attendre le dernier acte pour que Primadant se rende compte que tout cela était en fait une piece de theatre que son fils jouait. Alors véritable comédie de comédiens.
* L’illusion des personnages :
* Matamore veut paraitre comme un mâle dominant, fort, charmeur, héroïque. Il se crée dans son discours un univers imaginaire. Il apparait en réalité bien faible.* Clindor se dissimule sous une fausse identité (« Sieur de la Montagne »), joue un double jeu avec son maitre Matamore (il feint l’admiration mai il n’a que mépris), et même avec Isabelle (il feint de l’aimer mais il drague Lise la servante et Rosine à la fin).
* Isabelle est pareille, elle n’hésite pas à feindre de répondre aux propositions de Matamore, bien qu’elle soit plus francheque Clindor.
* Lise, puisqu’elle est à la fois rivale et complice d’Isabelle et qu’elle hesite entre la haine et l’amour pour Clindor.
Corneille complexifie la frontière entre illusion et réalité.

II. Le caractère composite de la pièce.

* Origine du mot baroque : Barocco, perle de forme irrégulière. Désigne ensuite ce courant artistique car discontinu et fragmentée.
*L’abscence d’unité :
* pas de lieu fixe : alentour de la grotte, grotte, place à Bordeaux, maison de Géronte, prison, parc d’un château…
* L’unité de temps classique n’est pas respectée : le magicien révèle des évènements passés qui excèdent de beaucoup une journée. Il joue avec une durée qui est quasi romanesque. On retrouve un sommaire au 1er acte, des ellipses de quatre joursentre le 3ème et le 4ème acte et de deux ans entre le 4ème et le 5ème acte.
* Pas d’unité d’action : Presque chaque acte place au premier plan un personnage différend : Alcandre 1er, Matamore 2ème, Lyse au 4ème.
* L’Illusion comique c’est aussi une parade de genre, car le but de Corneille était de faire plaisir aux spectateurs, pas d’entrer dans une case. Il qualifie même sa...
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