L'image du femme chez flaubert

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Table des matières

Introduction…………………………………………………………………p.3

Chapitre I – Le Realisme.......................................................................p.4

A. Commentaire sur Madame Bovary.......................................p.5
B. Contenu.................................................................................p.7

Chapitre II – MadameBovary..............................................................p.8

A. Madame Bovary vue par Baudelaire....................................p.9
B. Madame Bovary et le bovarysme.........................................p.11

Conclusion...........................................................................................p.13Bibliographie.......................................................................................p.14

Introduction.
On l'a dit, peu de génies furent aussi précoces que Flaubert qui, dès les bancs du collège, noircissait cahier après cahier. Pourtant, à l'âge de trente ans, lorsqu'il entreprend d'écrire Madame Bovary, il n'a encore rien publié. En 1849, il fait à Du Camp et à Bouilhet la lecture de son récit la Tentation de saint Antoine; ses amis, réticents devant cesdébordements lyriques, lui conseillent d'aborder un sujet plus proche de la réalité ordinaire. Il s'inspire alors d'un fait divers pour bâtir l'intrigue d'un roman réaliste, Madame Bovary. L'élaboration du roman, particulièrement pénible pour l'auteur, comme entémoignent les lettres qu'il écrit à cette période à Louise Colet, dure près de cinq ans - de 1851 à 1856 - et constitue l'occasion pour Flaubert de préciser sa démarche créatrice.
Si la publication du roman en 1857 fait date dans l'histoire du roman français, c'est parce qu'il n'obéit pas aux règles traditionnelles de la narration. Flaubert y affine notamment la technique de la variation des pointes devues, ou «focalisation», usant de ce procédé pour donner du réel une vision, non pas unique et organisée comme dans le récit balzacien (où le narrateur omniscient est le détenteur de la vérité), mais multiple, mouvante, complexe et subjective. C'est cette technique qui permet au narrateur de généraliser la dérision, en particulier de montrer avec une telle acuité les illusions d'Emma et labanalité de ses rêves et de dénoncer avec une ironie aussi mordante la médiocrité et la suffisance des petits bourgeois provinciaux.
Le roman, considéré comme une offense à l'égard de l'Église, est aussi accusé d'immoralité parce qu'il met en scène l'adultère. Le suicide d'Emma, le malheur de Charles et de son enfant ne semblent pas une punition suffisante aux yeux des tenants de la morale:il manque la sanction de la société. C'est pourquoi, le 29 janvier 1857, à la suite de la parution de Madame Bovary en feuilleton dans la Revue de Paris, Flaubert est convoqué à la sixième chambre correctionnelle pour répondre à une accusation d'irréligion et d'immoralité. L'accusateur est le procureur Pinard, célèbre pour avoir, la même année, fait condamner les Fleurs du mal de CharlesBaudelaire. Finalement acquitté par ses juges, Flaubert tire plus d'avantages que de désagréments de l'« affaire Madame Bovary », puisqu'il obtient un vrai succès de scandale.

I. Le Realisme

L’art, la littérature transcrivant le réel sont-ils une illusion, ou une impossibilité, comme le prétendait Baudelaire? Bien plus tard, Albert Camus reconnaît pourtant que si "en fait l’art n’est jamaisréaliste, il a parfois la tentation de l’être".
Après le Romantisme, la littérature de la seconde moitié du XlXe siècle explore ce qui a été nommé le "réalisme d’observation". Il est possible d’évoquer dans les causes de cette émergence un certain déterminisme : avec la révolution de 1848, la masse anonyme du peuple apparaît brutalement sur la scène sociale et politique, au détriment de l’individu,...
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