L'inégalité des femmes au travail

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Au travail, on retrouve plusieurs inégalités entre les hommes et les femmes. Les inégalités sociales désignent les traitements différents qui peuvent avantager une classe sociale, un groupe ou, comme ici, un individu par rapport à d'autres et qui établissent des hiérarchies sociales. Il s’agira de voir quelles sont ces différentes inégalités, les évolutions et les solutions. Dans un premier tempsnous allons étudier les différentes inégalités. Dans un deuxième temps, nous verrons la formation de ces inégalités, puis enfin, dans un dernier temps, nous analyserons l’évolution du travail des femmes.

I) LES DIFFERENTES INEGALITES

a) Le chômage
Le chômage est une des inégalités qui persiste depuis le début du travail des femmes. En effet, les femmes actives ont un taux de chômagesupérieur à celui des hommes. A tout âge, dans toute catégorie, les femmes sont systématiquement plus au chômage que les hommes. Le fait n’est pas nouveau : même au temps des Trente Glorieuses*, quand les taux de chômage étaient au plus bas, les femmes étaient déjà plus touchées que les hommes.
L’écart de chômage entre hommes et femmes a quand même tendance à se réduire depuis quelques années.*Trente Glorieuses : expression inventée par l'économiste français Jean Fourastié en 1979 pour désigner les trente années (approximativement 1945-1975) de forte croissance économique, de plein emploi et d'essor de la consommation. Cette expression fait référence aux " Trois Glorieuses ", les trois journées révolutionnaires des 27, 28, 29 juillet 1830.

b) Le salaire
En quelquesdécennies, la population active s’est féminisée, mais les femmes reçoivent toujours en moyenne un salaire inférieur à celui des hommes et le sexe reste un déterminant significatif de la position professionnelle.
La féminisation de la population active est un phénomène incontestable : aujourd’hui en France, sur 100 actifs, 47 sont des femmes alors qu’en 1962 seulement 34 % des actifs étaient des actives.Être une femme aujourd’hui implique une probabilité plus faible que celle d’un homme d’avoir accès au marché du travail, aux différents types d’emploi et d’obtenir un salaire élevé : en moyenne les femmes perçoivent un salaire mensuel de 20 % à 27 % 2 inférieur à celui des hommes selon la classe d’âge considérée. L’analyse factuelle du marché du travail montre que l’écart de salaire moyen entrefemmes et hommes provient, en grande partie, des différences de caractéristiques sur le marché du travail. Le groupe des femmes se caractérise par des taux de participation et un temps de travail plus faibles que des hommes, et par des carrières discontinues qui amoindrissent leur expérience professionnelle. Les femmes ont un niveau de formation identique à celui des hommes, mais choisissent desfilières différentes. Enfin, elles occupent des postes en moyenne moins qualifiés et restent cantonnées dans des secteurs peu rémunérateurs. Autant de caractéristiques qui pèsent sur le niveau de leurs salaires.


c) Précarisation ; sous-emploi

La précarité peut être définie comme des situations d’instabilité et de discontinuité, imposées ou « choisies » sous contrainte. La précarité est créepar des ruptures de parcours professionnels et personnels, les femmes peuvent basculer vers la précarité, tout particulièrement après une rupture conjugale, car se cumulent plusieurs facteurs défavorables quand les caractéristiques des emplois occupés témoignent d’une relation instable au marché du travail ou stable dans le sous-emploi. Le temps partiel est devenu pour les femmes un mode d’entréeprivilégié sur le marché du travail dans les années 1990 ; la progression des taux d’emploi est relativisée, voir annulée, si l’on raisonne en équivalent temps plein. En 2003, parmi les 4 millions d’actifs à temps partiel, 82 %sont des femmes. Le temps partiel représente 29,8 % des emplois occupés par des femmes, contre 5,4 % pour les hommes. Si l’on se limite au seul secteur privé, la...
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