L'inconscience

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  • Publié le : 14 février 2011
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L’INCONSCIENT.

Dans un article paru en 1917, Freud compare la révolution provoquée par la psychanalyse à celle de Copernic et de Darwin. De même que la terre ne peut plus être considérée comme le centre de l’univers et que l’homme n’apparaît plus que comme le tard venu de la lignée animale, le moi conscient n’est plus maître dans sa propre maison. Par sa découverte de l’inconscient, Freudremarque en effet que nous sommes mus dans la plupart de nos actions, non par les mobiles que nous croyons consciemment être les nôtres, mais par d’autres que nous ignorons ou ne connaissons que partiellement. Ainsi la psychanalyse serait une psychologie révolutionnaire qui vient prend rend dans l’histoire des sciences pour porter à l’égocentrisme et à la mégalomanie de l’homme un nouveau coup quileur sera fatal.
Jusqu’au XVe on dispose d’une conception de l’univers très gratifiante pour l’être humain : le monde entier est considéré comme étant animé d’un mouvement circulaire éternel autour de la terre immobile, l’ordre entier des vivants s’achève dans la forme supérieure et parfaite de l’homme tandis que les animaux sont tenus pour des ébauches plus ou moins réussies de la nature dontl’homme constitue le chef d’œuvre. Avec la révolution copernicienne la terre se trouve dépossédée de sa position centrale dans l’univers, au profit du soleil. Puis avec l’œuvre de Darwin, l’homme perd tout privilège dans le monde animal dont il n’est que l’un des plus tardifs produits. Ces deux révolutions mettent sérieusement en cause la place de l’homme dans l’univers et par-là même réduisent sesprétentions à détenir un statut hégémonique.
Or avec la psychanalyse, Freud pousse plus loin l’entreprise, montrant que si l’homme n’est plus le centre du monde, il n’est plus non plus au centre de lui-même. La psychanalyse refuse de considérer la conscience comme le centre de nos actes (opposition à Descartes). Elle n’est, selon Freud, qu’une des instances de la vie psychique et apparaît enconséquence comme un satellite qui ne saisit de nos actions qu’une connaissance lacunaire et fragmentaire. La psychanalyse se révèle alors une dépossession du moi qui perd ses prérogatives traditionnelles : Clair à lui-même et maître de ses actes. Admettre l’inconscient, c’est déjà renoncer pour soi-même à la prétendue maîtrise de soi, à la toute puissance de la lucidité et du vouloir. C’estreconnaître la précarité de la conscience, le fait que le sens de nos comportements bien souvent nous échappe car le moi conscient ne représente que la partie visible de l’iceberg, la moins significative d’un ensemble psychique immergé dans l’inconscient. (Voir topique)

LA VIE PSYCHIQUE
Au carrefour d’influences multiples, le moi tente sans cesse d’opérer une médiation entre les exigences du mondeextérieur et celles de deux instances psychiques inconscientes et contradictoires (en apparence) que sont le «ça » ( domaine des pulsions organiques)et le « surmoi » ( qui cristallise les tendances morales et les idéaux de la société)
Freud représente le psychisme au moyen d’une figuration spatiale ou « topique ». L’appareil psychique s’y compose de trois instances : La conscience, le préconscientet l’inconscient.
La conscience se définit par l’attention et la vigilance ; elle est la saisie directe et actuelle d’un contenu et en ce sens elle peut être opposée à tout ce qui se trouve par définition inconscient. Mais, tout n’est pas dans nos comportements inconscient au même degré : une grande partie de ce qui n’est pas actuellement présent à la conscience lui est cependant ouvert endroit. Certains souvenirs absents de ma pensée consciente, certaines expériences ou connaissances, peuvent être réactualisés à volonté, suivant les nécessités du moment( préconscient ou mémoire selon Bergson )
Par contre ce qui est inconscient l’est non seulement actuellement mais ne peut en aucun cas devenir conscient car la conscience institue une censure sévère à l’égard de tout ce qui est...
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