L'inconscience

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3133 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 10 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Comment aujourd’hui, pouvons nous connaître le vivant ?Grâce à qui (ou à quoi) avons-nous pu avoir la moindre connaissance sur le vivant ? N’est-ce pas grâce à la science ? Le science s’interroge sur tout ce qui nous entoure, nous les êtres vivants. C’est une connaissance exacte, universelle et véritable exprimée par des lois. Elle permet à l’homme d’évoluer, de s’affirmer. Alors à la question «Le corps vivant peut-il être un objet de science ? », il semblerait évident de pouvoir répondre « oui ». Comment affirmer quoi que ce soit sur le vivant si nous ne pouvons faire aucune expréimentation ? En effet, la science a besoin du corps vivant pour faire progresser toute recherche. Pour cela, elle doit faire abstraction de ce qui fait la particularité du vivant . Le vivant, n’est-ce pas eneffet un ensemble unifié et relativement autonome, présentant des fonctions spécifiques : la reproduction, l’action de se nourrir ou encore la résistance à l’extérieur en même temps que le besoin d’être en relation continuelle avec lui ? Et cette définition, ne semble-t-elle pas s’opposer à celle de l’objet ? Un objet est quelque chose dont on peut faire ce que l’on veut, qui n’a aucune valeurparticulière, non doué de raison, ni de conscience, mais aussi quelque chose d’uniquement matériel. Si le corps vivant est un objet de science, cela signifierait que la science ne prendrait plus du tout en compte la personnalité, l’âme, les sentiments des êtres humains. Et ne serait-ce pas la même chose avec les animaux ? La science doit-elle alors respecter le vivant ou est-il vraiment nécessaire pournous qu’elle fasse du corps vivant un objet ? Finalement, le corps vivant se distingue-t-il vraiment des autres objets ou n’a-t-il pas quelque chose de spéciale qui le distingue du monde matériel ?
Pour comprendre, le scientifique doit travailler à partir de quelque chose : de la matière. Or pour essayer de trouver de nouveaux traitements, de nouveaux médicaments, ne travaille-t-il pas à partirde la matière ? Or, qu’es-ce que le corps vivant ? N’est-ce pas un composé de matière ? Le science voit donc le vivant avant tout comme de la matière. Elle le voit comme un objet qui lui permet d’avancer dans la recherche. Faut-il alors pour le connaître, faire du corps vivant un objet ?
Le corps vivant pourrait très bien être comparé à une machine. Le vivant et la machine fonctionnent selon lesmêmes principes. L’homme par exemple, fonctionne comme un automate : ces gestes sont répétés, son cerveau marche toujours de la même façon, etc… Il est fait de pleins de mécanismes. Lorsque les hommes travaillent à la chaîne par exemple, ne sont-ils pas assimilés à des machines ? Tout au long de la journée, ils répètent les mêmes gestes inlassablement. Dans ces cas-là, ils ne réfléchissent mêmeplus à ce qu’ils font au bout de quelques mois dans leur entreprise. Leurs gestes sont calculés pour qu’ils fassent tant de choses en tant de temps, ils ont des objectifs à réaliser et sont formés pour ne faire qu’un seul type de tâche. Or aujourd’hui, dans notre société, ces ouvriers là, ne sont-ils pas remplacés par des robots capables de réaliser le même travail ? Parfois même mieux ? Les robotssont plus performants, sont supérieurs alors à l’homme. Cet exemple ne nous démontre-t-il pas que l’homme et la machine ont les mêmes procédés de fonctionnement ? Le corps physique est donc une machine aux processus mécanique. Les scientifiques ont depuis bien longtemps compris ce principe. Descartes fût le premier à proposer le modèl de la machine, de l’automate pour penser le corps. Sa théoriedu mécanisme considère le vivant par analogie avec la matière brute, option féconde pour la recherche car cela permet de l’étudier par des méthodes d’observation et d’expérimentation qui ont fait leurs preuves en chimie et en physique. Pour pouvoir comprendre le corps vivant, Descartes le pensait donc simplement comme un mécanisme. Il ne voyait pas en lui une particularité spéciale qui permettait...
tracking img