L'influence de la littérature sur la vie réelle

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Université Paris 8

Laboratoire EXPERICE

Master 1 de Sciences de l’éducation

EFIS – Education, Formation, Intervention sociale

Juin 2010

L’influence de la littérature sur la vie réelle

Oxana Mustafina

N° étudiant 248140

Sous la direction de Francis Lesourd

Table des matières :

Introduction……………………………………………………………………………………....3

I. L’émergence de la question derecherche : “L’influence de la littérature sur
la vie réelle”……………………………………………………………………………………….5

II. L’état de la question…………………………………………………………………………. 8

2.1.La réalité narrative…………………………………………………………………………..... 8

2.2. Le monde du texte et du lecteur………………………………………….…………………..13

2.3. La lecture comme formation et expérience………………………………………………….15

III. Qu’est que je peux apporter de nouveauà mon sujet «L’influence de la littérature sur la vie réelle » ? ……………………………………………………………………….………… 21

3.1. La littérature permet-elle de mieux comprendre le monde et soi-même ?…………………..22

3.2. Comment la littérature transforme-t-elle toute la vie et de lui redonne-t-elle le sens et la cohérence?………………………………………………………………………………………..23

3.3. Quel rôle joue-t-elle dans la formation tout au longde la vie?………………………...……25

IV. La méthodologie de recherche……………………………………………………………..27

4.1. Le commentaire analytique d’entretiens semi-directifs……………………………………..27

4.2. Le commentaire analytique à partir de forums littéraires…………………………………………..30

Conclusion…………………………………………………………………………………….…35

Bibliographie……………………………………………………………………………...……..36Sitographie………………………………………………………………………...…………….37

Annexe…………………………………………………………………………………………...38
Introduction

« L’art ne donne pas une reproduction
du visible, mais il rend visible. »1

Je voudrais commencer mon mémoire « L’influence de la littérature sur la vie réelle » par lespropos de Pierre Campion : « Si la réalité ne nous crevait pas les yeux, nous n’aurions pas besoin des images poétiques. Aisées, heureuses et apparemment toutes naturelles, ou bien chaotiques, ou bien soupçonnées et critiquées, elles médiatisent non pas le réel lui-même mais justement sa seule immédiateté : elles s’en saisissent, elles en administrent la preuve, elles nous en rendent l’usage.»2Ce qui distingue la littérature des autres arts, c’est qu’elle ne stimule directement aucun de cinq sens. Même si l’on accède à l’écrit par la vue, la lecture n’est pas assimilable à la simple perception d’images. La lecture est la transformation intérieure. La voix intérieure qui, chez certains, scande le texte lu, n’est pas non plus perçue par l’oreille, mais recrée par le cerveau. Les autresarts marquent physiquement leur distance avec le spectateur. La littérature semble limitée par ses impératifs matériels - du papier, de l’encre - mais ces limites sont largement compensées par l’ubiquité et la toute-puissance de ses effets sur l’esprit. Comme disent Paul Aron et Alain Viala : « L’art verbal, lorsqu’il passe par l’écrit, peut aller vers son public. Dès lors se produit cette situationparticulière où le lecteur peut se trouver seul à seul avec le texte, avec les sentiments et pensées qui naissent dans la lecture. »3

Enchaîné des deux mains, le lecteur n’en parvient pas moins à s’échapper pour recréer de toutes pièces l’univers que lui présente le livre. Pendant, et surtout après la lecture, le texte est toujours plus flamboyant, plus riche, plus vaste dans la tête dulecteur, qu’il ne sera jamais sur le papier.

Contrairement à toute autre forme d’expression artistique, la lecture n’est pas assujettie à la temporalité. Un film, une pièce de théâtre, vus dans les conditions habituelles, « fonctionnent » dans une durée déterminée, identique pour tous les spectateurs. La lecture n’est pas simplement le seul moment...
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