L'orage et le cerf-volant

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  • Publié le : 3 mai 2011
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« L'Orage et le Cerf-volant »
Cie Hors-Pistes Théâtre Jean Vilar

Illustration : Cie Hors Pistes

Analyse de Spectacles – Madame CHAMBON

Le Spectacle chorégraphique « L'Orage et le Cerf-volant » créé par la compagnie Hors-Pistes était présenté aux Montpelliérains du 2 au 4 Février 2011 au Théâtre Jean Vilar. Cette pièce s'inspirant directement du fameux « Sacre du Printemps », nousallons resituer le contexte historique et chorégraphique de cette grande composition afin de mieux comprendre dans un second temps la pièce de la compagnie Hors-Pistes.

Le Sacre du Printemps
La création Le « Sacre du Printemps » est composé en 1910 par Igor Stravinski, artiste russe installé en France. Il dira à propos de cette œuvre : « J'entrevis dans mon imagination le spectacle d'un grand ritesacral païen : les vieux sages, assis en cercle, et observant la danse à la mort d'une jeune fille vierge, qu'ils sacrifient pour leur rendre propice le dieu du printemps » Il fait appelle en 1913 aux Ballets Russes (sous la direction de Diaghilev) pour illustrer sa composition, c'est le jeune chorégraphe Vaslav Nijinski qui s'en chargera. Concernant les décors, ils feront appelle à NicolasROERICH, peintre et amis du compositeur. Musique et Chorégraphie provoquent en énorme chahut à l'époque : lors de la première avec les intellectuels et la presse, tout le monde hurlent de rire et part de la salle dans de grands bruits. La Musique est qualifiée d'« insupportable à l'écoute et dissonante », la rythmique n'est pas respectée. Stravinski était enfaite précurseur dans sa musique. Quant à lachorégraphie, dite « saccadée, sauvage », elle est incomprise et rejetée car elle défie la loi de la danse classique, qui est par définition non sexualisé (les corps des danseurs ont peu de formes sensuelles) alors qu'ici on met en avant une jeune vierge, ainsi que la suprématie de la violence, qui à l'époque est tout le contraire dans les ballets.

Illustration: Costumes de l'époque

Lecompositeur en veut au chorégraphe, il dira dans ses Chroniques : « L'impression générale que j'ai eue alors et que je garde jusqu'à présent de cette chorégraphie, c'est l'inconscience avec laquelle elle a été faite par Nijinski. On y voyait nettement son incapacité de s'assimiler et de s'approprier les idées révolutionnaires qui constituaient le credo de Diaghilev, et qui lui étaient obstinément etlaborieusement inculquées par celui-ci. On discernait dans cette chorégraphie plutôt un très pénible effort sans aboutissement qu'une réalisation plastique, simple et naturelle, découlant des commandements de la musique. »

Pourtant en 1914, « Le Sacre du Printemps » sera totalement acclamé par la critique et le compositeur sera glorifié et littéralement porté par la foule dans les rues tant sonœuvre touchera de personnes. L'intrigue « Le Sacre du printemps » ne comprend pas d'intrigue. « C'est une série de cérémonies de l'ancienne Russie », précise le compositeur en interview. Pour guider le spectateur voici les notes de programme que le public avait entre leurs mains lors de la première représentation, le 29 mai 1913 : « Premier tableau : L'Adoration de la terre Printemps. La terre estcouverte de fleurs. La terre est couverte d'herbe. Une grande joie règne sur la terre. Les hommes se livrent à la danse et interrogent l'avenir selon les rites. L'Aïeul de tous les sages prend part lui-même à la glorification du Printemps. On l'amène pour l'unir à la terre abondante et superbe. Chacun piétine la terre avec extase. Deuxième tableau : Le Sacrifice Après le jour, après minuit. Sur lescollines sont les pierres consacrées. Les adolescentes mènent les jeux mythiques et cherchent la grande voie. On glorifie, on acclame Celle qui fut désignée pour être livrée aux Dieux. On appelle les Aïeux, témoins vénérés. Et les sages aïeux des hommes contemplent le sacrifice. C'est ainsi qu'on sacrifie à Iarilo, le magnifique, le flamboyant[5] [dans la mythologie slave, Iarilo est le dieu...
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