L'orange

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  • Publié le : 22 mars 2010
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EXPLICATION DE TEXTE : L’Orange, Ponge
INTRODUCTION :
 Passage
Ponge a écrit avec une double passion de façon continue pendant 70 ans :
 Pour les choses à scruter
 Pour le langage, les mots et toutes leurs matérialités
« L’orange » s’inscrit dans cette volonté de l’auteur et prend sens dans un plus vaste ensemble qui forme le recueil Le parti pris des choses qui va être celui qui va luidonner une reconnaissance, du point de vue des auteurs contemporains et des critiques.
La genèse du parti pris des choses, connaît plusieurs étapes dans sa constitution qui informe déjà sur l’écriture de Ponge. Le projet naît en 1935 au côté de Paulhan, et en juillet 1937, Ponge livre un recueil Sapates (=> le nom est déjà fort intéressant), s’ensuit de nombreuses retouches (=> chaque texte estretouché, très travaillé) enfin il est publié en 1942 avec le titre le parti pris des choses. =>Titre qui est un véritable facteur de cohérence, et qui propose une clé de lecture, en donnant une valeur interprétative aux poèmes.
Il s’agit d’un recueil très hétérogène puisque des poèmes elliptiques, d’autre mimétiques, ou encore des poèmes très long, ou de simples notes s’y côtoient.
«L’orange » est le ? poème du recueil. Dans ce poème en prose (=> Ponge délaisse le vers dès 1929), Ponge tente dans une volonté très objective, et même scientifique d’en donner une définition. Sujet banal, objet du quotidien qu’il va révéler aux yeux de tous, car pour lui « rien n’a jamais été dit des moindres choses puisque tout l’ a été du point de vue des hommes seulement ». Mais dans l’écriturepoétique, Ponge se heurte à un problème de taille, il observe que les mots ne savent pas dire les choses, il va donc lui falloir relever le défi de l’arbitraire du signe, et inventer un nouveau langage ou tout du moins tenter de donner « une approximation désespérée » des choses.
Lecture
 Problématique : En quoi cette poésie ludique, par le jeu des analogies, éclaire-t-elle le projet poétique dePonge « PPC = CTM », et offre-t-elle à l’orange une double lecture ?
Structure :
1er mouvement : Les deux premières strophes : qui consiste en une définition reposant sur des analogie et des différences
2ème mouvement : qui est subdivisé en autant de nombre de strophe qui est « un voyage dans l’épaisseur des choses [proêmes)(3 = jus, 4= écorce, chair, 5 = pépin)

CONCLUSION :
▪ Ainsi dans cepoème, l’auteur semblait proposer une définition, mais celle-ci passe par le corps et le mental du poète ce qui rend en réalité cette description très subjective, nous avons bien à faire à un parti pris des choses. Le titre d’ailleurs Le parti pris des choses, répond aux attentes puisqu’il annonçait le projet d’une connaissance contemplative du monde. Ce que Ponge nous fait découvrir en fait,c’est qu’on ne peut approcher les choses qu’à travers « l’épaisseur vertigineuse du langage ». C’est pourquoi porté par ce travail qu’il appelle « une rage de l’expression » il invente un mode de travail poétique qui se veut saisit de la « chose entière »
▪ Le texte est donc très travaillé comme nous avons tenté de le démontrer par les jeux qui porte à la fois sur le signifié et le signifiant et surles analogie. Ponge tend vers une poésie quasi cosmique, qui justifie le choix de la description « seule la littérature (et seule dans la littérature celle de la description) permet de jouer le grand jeu : de refaire le monde, à tous les sens du mot refaire, grâce au caractère à la fois concret et abstrait, intérieur et extérieur du VERBE, grâce à son épaisseur sémantique ». [proêmes]
▪ Dans «l’orange », le poète relève le défi « d’entreprendre de traiter de la façon la plus banale, le plus commun du sujet, c’est alors qu’apparaîtra votre génie ». Mais le but de la poésie de Ponge : c’est effectivement prendre un objet banal mais pour lui donner une autre signification, en effet ici l’orange propose une métaphore du travail de l’écriture, du poème et du poète. Ainsi on s’aperçoit...
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