L'orestie d'eschyle

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  • Publié le : 12 avril 2010
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Dissertation,
L’Orestie, d’Eschyle.

L’Orestie, un des plus ancien texte de Théâtre, écrit par Eschyle, est une grande fresque tragique sous la forme d’une trilogie qui retrace l’histoire terrible des Atrides.
Cette famille est à elle seule un résumé de la barbarie des temps anciens. A chaque génération, elle se déchire et s’entredévore dans des flots de sang qui jamais ne cessent de couler.Il est difficile de résumer cette litanie sanglante qui frappe chaque génération. Chacun est tour à tour criminel, bourreau et victime.

L’Orestie comporte 3 œuvres :
Agamemnon :
Le roi d’Argos et de Mycènes, Agamemnon, chef suprême des Grecs pendant la guerre de Troie, qui a immolé sa fille, Iphigénie, pour apaiser Artémis et obtenir des vents favorables, de retour après la guerre estassassiné par son épouse, Clytemnestre, et par son amant, Égisthe.

Les Choéphores :
Instruit par sa sœur, Électre, du meurtre de son père, Agamemnon, Oreste exerce sa vengeance en tuant Clytemnestre et Égisthe.

Les Euménides :
Après le meurtre de Clytemnestre et d’Égisthe, Oreste, en proie au remords, a trouvé refuge à Delphes, dans le temple d’Apollon où les Érinyes, les déesses chargéesde punir ceux qui ont violé les lois du sang, l’ont poursuivi. Lavé de sa souillure, il reparaît à Athènes et se jette au pied de la statue d’Athéna. Chargée par le sort de départager Apollon, qui s’institue le défenseur d’Oreste, et les Érinyes, toujours assoiffées de vengeance, la déesse confie au tribunal de l’Aréopage, le tribunal de l’Athènes antique, le soin de prononcer son arrêt.Partagées par moitié, les voix de l’Aréopage font bénéficier Oreste du doute. Alors intervient l’arbitrage de l’État qui acquitte l’accusé. Les Érinyes le comprennent et, faisant taire leur ressentiment, interrompent l'enchaînement funeste des meurtres et deviennent les Euménides (les Bienveillantes) à qui désormais un culte sera rendu à Athènes.

Le dénouement est heureux : l’histoire des Atridess’achève dans le pardon et l’apaisement voulus par les dieux, conclusion qui faisait écho à la réforme contemporaine du droit athénien.

Le théâtre antique présente des contraintes. Ces contraintes font partie des œuvres et il faut pouvoir mettre en scène la pièce en les considérant, sans quoi l’acte perdrait de sa valeur. Premièrement l‘œuvre originale comporte très peu, voire aucune indication demise en scène. Par conséquent, nous n’avons aucune certitude sur la façon dont la pièce était jouée, et pas plus d’indications sur les partis-pris de mise en scène d’Eschyle. On sait néanmoins que le spectacle ressemblait plus à un opéra qu’au théâtre actuel. D’autre part, plusieurs compréhensions du texte sont possibles. La représentation de cette pièce est ambitieuse et un risque pour le metteur enscène, qui se prête à la réalisation d’un mythe complexe et nébuleux. En outre, Eschyle fait intervenir dans sa pièce un Chœur, qui représente la voix du peuple. Sa mise en scène est contraignante car la tradition de sa représentation s’est perdue, elle est inspirée d’un rituel religieux, lequel avait lieu avant les journées de théâtre en Grèce. Une célébration de Dionysos est un élément à labase du chœur, un rituel devenu au fil du temps théâtre. Par ailleurs la taille du lieu de théâtre, qui accueillait plus de 10 000 spectateurs, obligeait les acteurs à porter leur voix à des dizaines de mètres en amont, et la scène à s’organiser avec une grande symbolique : la Skéné, dont le terme donna naissance à la « scène », représentait le Palais. Sur la Skéné se trouvaient trois portes, cellede gauche où les acteurs venaient de la mer, et celle de droite par laquelle les acteurs arrivaient de la cité. Dans le théâtre actuel cette question de mise en scène ne se pose plus, à moins qu’il soit question d’une retranscription des pratiques traditionnelles grecques dans la mise en scène.  

A mon sens, cette pièce est un spectacle politique sur l’invention de la justice et de la...
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