L'organisation scientifique du travail (o.s.t)

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  • Publié le : 15 avril 2011
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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah
Ecole nationale de commerce et de gestion

Cours : Gestion de la production

Thème de recherche :

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Encadré par : Réalisé par :
Mr. Samir ERRABIH
Morad ABOU ABDILLAH

[pic]Introduction

Première partie : L’O.S.T, Notion, origines, et applications.

➢ Notion de l’O.S.T
➢ Origines de l’O.S.T
➢ Application de l’O.S.T : le fordisme

Deuxième partie : les principaux piliers de l’O.S.T

➢ La détermination de la meilleure méthode ;
➢ La mesure du travail ;
➢ La rémunération du travail : salaire au rendement ;

Troisième partie :limites du modèle

➢ Les inconvénients du modèle ;
➢ Un modèle en crise ;

Conclusion.

Introduction :

L’entreprise doit sans cesse améliorer ses performances pour survivre, en particulier sur le plan des coûts, des délais et de la qualité, ainsi que dans la rapidité de la mise sur le marché des produits nouveaux qui peuvent être soit des biens ou soit des services.
C’est lafonction de production qui joue alors le rôle d’arme stratégique.

C’est pourquoi les systèmes productifs qui ont vocation à organiser la production sont incontournables dés lors que l’on parle de l’entreprise et plus précisément de production.

L’organisation scientifique du travail, naît et se développe d abord aux Etats-Unis entre la fin de la 19ème siècle début du 20ème siècle, dans unepériode marquée par plusieurs phénomènes :

➢ Le développement des luttes ouvrières et la naissance du syndicalisme
➢ Le contrôle par les ouvriers qualifiés de la connaissance du processus de production
➢ Une forte mobilité des ouvriers qualifiés et leur importante syndicalisation ;
➢ Une forte immigration qui favorise le développement d’une main d’œuvre massive mais nonqualifiée, voire analphabète

De nombreuses entreprises se sont trouvées confrontées aux revendications des ouvriers très qualifiés et syndiqués. La mécanisation et les solutions de rationalisation pouvaient alors apparaître comme un moyen de réduire la pression de ces groupes et le poids de ces revendications.

Durant la fin du 19ème siècle, les ouvriers qualifiés avaient une connaissance très finedes machines, sur lesquelles ils pouvaient effectuer des aménagements rendant difficile ou aléatoire toute évaluation de la productivité réelle. Ces aménagements constituaient pour les ouvriers des stratégies leur permettant de brouiller le calcul du temps réellement productif.
Les ouvriers hautement spécialisés avaient réussi a contrôler le processus d’apprentissage, seuls à détenir un savoir surles façons concrètes de travailler, ils conservaient le pouvoir de transmission « tours de main » acquis avec une langue expérience vers les jeunes apprentis. Cette expertise garantissait la qualité de la production et constituait une source importante de pouvoir que ces ouvriers utilisaient pour la négociation avec les employeurs.

Face au pouvoir des ouvriers sur la production, les employeursont cherché des méthodes et des techniques pur rendre plus prévisibles les comportements des ouvriers et pour réduire les variations de la production. Ils ont cherché à réduire la capacité d’influence des syndicats en développant l’automatisation et la mécanisation. L’élimination de l’intervention humaine rend beaucoup plus prévisible la production. Dans le dernier tiers du 19ème siècle, denombreuses recherches d’amélioration de machines iront de rendre impossible les modifications que les ouvriers avaient l’habitude d’apporter à leurs machines.

C’est dans ce contexte que naît l’organisation scientifique du travail (O.S.T), issue de la volonté des dirigeants de réduire l’incertitude, les coûts de production, ainsi que la productivité de travail dans une économie de pénurie où...
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