L'unanimité est-elle critère de vérité

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  • Publié le : 3 mai 2009
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« Il ne servirait de rien de compter les suffrages pour suivre l'opinion garantie par le plus d'auteurs, car s'il s'agit d'une question difficile, il est plus croyable que la vérité en a étédécouverte par un petit nombre plutôt que par beaucoup. Même si tous étaient d'accord, leur enseignement ne nous suffirait pas : nous ne deviendrons jamais mathématiciens, par exemple, bien que notre mémoirepossède toutes les démonstrations faites par d'autres, si notre esprit n'est pas capable de résoudre toute sorte de problèmes ; nous ne deviendrons pas philosophes, pour avoir lu tous les raisonnementsde Platon et d'Aristote, sans pouvoir porter un jugement solide sur ce qui nous est proposé. Ainsi, en effet, nous semblerions avoir appris, non des sciences, mais des histoires. » DescartesQuestions

1. Dégagez les idées principales du texte et les étapes de son argumentation.
2. a. Pourquoi « est-il plus croyable que la vérité en a été découverte par un petit nombre plutôt que parbeaucoup » ?
b. Expliquez : « porter un jugement solide ».
3. L’unanimité est-elle un critère de vérité ?

Correction :
1. Il est en effet « plus croyable que la vérité (en) a été découverte par unpetit nombre plutôt que par beaucoup. » Descartes énonce ici l’idée que la vérité se recherche grâce à une démarche volontaire, assumée et rigoureuse. L’unanimité n’est aucunement gage de vérité et c’estpourquoi il ne sert à rien de « compter les suffrages » du plus grand nombre d’auteurs. Devenir mathématiciens ou philosophes suppose autre chose qu’une simple adhésion à une opinion. Il convient deporter « un jugement solide », un jugement dont on est l’auteur.
Descartes met en garde contre la facilité d’adhérer à l’opinion du plus grand nombre et de l’associer à la vérité. C’est ici sa thèse.En effet, il explique que l’unanimité n’est nullement gage de vérité.
Il illustre enfin ses propos avant de rappeler que la science n’est pas la répétition d’opinions, mais une démarche propre...